Le Temps de vivre

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vivre

Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l’aube au jour qui baisse,

Garde ton âme ouverte aux parfums d’alentour,
Aux mouvements de l’onde,
Aime l’effort, l’espoir, l’orgueil, aimel’amour,
C’est la chose profonde;

Combien s’en sont allés de tous les coeurs vivants
Au séjour solitaire
Sans avoir bu le miel ni respiré le vent
Des matins de la terre,

Combien s’en sont allés qui ce soir sont pareils
Aux racines des ronces,
Et qui n’ont pas goûté la vie où le soleil
Se déploie et s’enfonce.

Ils n’ont pas répandu les essences et l’or
Dont leurs mains étaient pleines,
Les voici maintenant dans cette ombre où l’on dort
Sans rêve et sans haleine ;

— Toi, vis, sois innombrable à force de désirs
De frissons et d’extase,
Penche sur les chemins où l’homme doit servir
Ton âme comme un vase,

Mêlé aux jeux des jours, presse contre ton sein
La vie âpre et farouche ;
Que la joie et l’amour chantent comme un essaim
D’abeilles sur ta bouche.

Et puis regarde fuir, sans regret ni tourment
Les rives infidèles,
Ayant donné ton coeur et ton consentement
À la nuit éternelle.

Anna de Noailles, Le Temps de vivre.

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Cela va mieux en l’écrivant !

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etfier

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Arnaud Borella-Gouillon « porte-parole d’un peuple oublié » !

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Pour aider les Serbes du Kosovo et de la Métochie:
- Chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo ». Solidarité Kosovo, BP 1777, 38220 VIZILLE

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- Notre jeunesse -

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beton mieux copier

une bombe de peinture

terrain d'action

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- Notre jeunesse -

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regarde

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Quand on est jeune…

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Notre état d'esprit

Quand on est jeune, on passe ses journées (et ses soirées) à écouter d’une oreille distraite les préoccupations et lamentations des adultes (et si on est chanceux, de ses parents) face aux difficultés du monde « extérieur ».

Rien n’est jamais dangereux, on tourne en dérision les peurs de ces vieux, toujours avide de s’approcher un peu plus de ce mystère qu’on appelle la vie. Il est vrai que les vieux se préoccupent de choses que nous qualifions d’absurde, mais il est aussi certain que la crainte la plus atavique et coriace qu’ont les parents, est celle du militantisme de leurs enfants, en particulier de la violence vers laquelle il peut mener.

Et les voilà ces grands sages à agiter leurs bras, ouvrir grands leurs yeux ou les rouler comme les plus grands dramaturges, à avoir des sueurs froides en essayant de raisonner leur progéniture à coup de rhétorique des années 70 et de rappels d’atrocités qu’ils n’ont eux-mêmes jamais connus.

Ils font aussi un peu pitié quand ils avertissent le doigt dressé vers le ciel : « quand tu seras grand, alors tu comprendras et tu cesseras de faire le rebelle! »

Et pirouettant, ils claquent la porte, non sans avoir rappelé les drames qui nous attendent si nous continuons dans cette voie : à l’école les professeurs te rejetteront, à l’université, la politique te fera perdre du temps et rater tes examens, dans les manifestations tu seras fiché et si jamais tu trouves un travail, tu seras licencié… Combien de « Me ne frego!* » ou de « Disdegna la vita comoda!** » leurs pauvres oreilles auront du entendre ?

Et bien les années ont passé et arrive le jour où, à notre tour, nous sommes près à devenir parents. Alors, on se rend douloureusement compte que l’on commence à avoir peur. Pourtant ce ne sont pas ces pseudo horreurs que nos parents brandissaient qui nous inquiètent.

Ce sont des peurs bien plus banales comme celle d’être dans un bar, de se rendre aux toilettes et de se retrouver face à face avec des posters bien protégés dans leur encadrement d’acier et de verre, faisant la promotion de pilules abortives qui t’élimineront le souci de ne pas avoir fait attention quand tu as couché avec le premier venu sans t’être au préalable protégée car, comme te le rappelle l’affiche, tu avais trop bu ou pris trop de drogues.

Il te vient des sueurs froides quand sur une grande chaîne de télévision pour enfant quand pendant la plage de publicité, entre deux annonces pour des jouets, une femme à la voix sordide t’exhorte à utiliser un test de grossesse tout de suite, avant qu’il ne soit trop tard, comme si avoir un enfant était un virus, une maladie immonde à tuer dans l’oeuf…

On tremble aussi quand on feuillette un magazine de mode et que l’on se rend compte que les modèles des maisons de mode sont toutes jeunes, trop jeunes et décidément trop dévêtues… Cela ne peut que faire penser à cet article d’un journal qui parlait de l’augmentation de la pornographie juvénile et de sa propagation rapide sur Internet. Sans parler des clips vidéo à la télévision avec tous ces gangsters qui jouent aux maquereaux, pistolets à la main, nageant dans les billets de banque et entourés de putes… Enlevez le maquillage et faites abstraction des vêtements minimalistes et elles pourraient ressembler à votre fille ou votre soeur.

Puis réalisant tout cela, tu te rends compte que tu n’as pas encore pensé au dealer que tu vois chaque jour à l’angle de ta rue avec son sourire aimable pour les hordes de jeunes gens qui le trouvent cool car ils pensent que leurs couillons de parents se font enculer dans leur usine pour un salaire de misère alors que lui, avec quelques doses vendues, gagne facilement sa journée, sa soirée et la journée d’après …

C’est à ce moment là que tu regardes tes sages parents et que tu éprouves un sentiment mêlé de rage et de tendresse quand tu penses qu’ils ont vraiment eu une chance de cocu d’avoir un enfant « fasciste » !

Pierre Chatov

*je m’en fous! **Dédaigne la vie facile!

maquisards.com

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Le culte du courage …

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culte

« Nous étions élevés dans le culte du courage, de l’endurance quotidienne, silencieuse. Pas la moindre nervosité dans notre éducation. Nos parents étaient de nerfs solides. Je ne les ai jamais vus abattus, découragés devant l’épreuve, la tâche trop lourde. Il arrivait à notre mère d’essuyer une larme du coin de son tablier. Sa calme énergie rebondissait aussitôt sous le coup d’un ressort merveilleux, celui d’une foi simple, vivante, en la Providence qui n’abandonne jamais. Oh ! le courage de ces anciens ! Quand je ressuscite en ma mémoire ces jours de jadis, je me demande encore par quel miracle nos parents parvenaient à joindre les deux bouts. Quels muscles solides, physiques et moraux, il leur fallait pour résister à leur vie harassante ! Debout à cinq heures du matin, ils trimaient tout le jour, et tard dans la soirée, presque jamais sans la moindre détente. Notre père n’était pas seulement un agriculteur ; c’était aussi un artisan. Il travaillait le bois, le cuir, le fer. Rien des instruments de la ferme ne se fabriquait ailleurs que dans l’atelier familial. Notre mère boulangeait, cousait, tricotait, tissait, blanchissait. Elle faisait tous nos habits, en tissait au métier une bonne part ; elle trouvait même le temps de tisser de la catalogne pour les autres, pour arrondir le pécule ; elle tressait nos chapeaux de paille, plissait nos souliers de bœuf, entretenait son jardin, fabriquait son savon, voyait à la basse-cour, trayait les vaches, et les jours de presse, elle trouvait encore le temps d’aller donner un coup de main aux travaux des champs. Un soir qu’après l’école je m’en allais chercher les vaches, je me souviens d’avoir vu ma mère sur un haut mulon de grain, en plein champ. La fourche à la main, elle servait la batteuse. Oui, race de braves gens, dont la race paraît éteinte, et qui se proposait bien de ne pas faire de nous des mauviettes. Religion non de paroles que celle de notre foyer, mais religion en action. »

Chanoine Groulx

maquisards.com

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Ne nous laissons pas distraire …

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Facebook

Un peu partout dans le monde se multiplient les exemples d’une utilisation policière de « Facebook », le grand déversoir virtuel utilisé par des dizaines de millions de personnes.

Ainsi aux Etats-Unis, des étudiants de l’Université du Wisconsin ont reçu des «friend request» (invitation à devenir ami avec une personne sur Facebook), d’inconnus qui se sont révélés être des policiers, ayant pour but de les espionner sur Facebook, pour découvrir s’ils buvaient.

Plusieurs étudiants ayant étalé leurs photos de soirées alcoolisées sur leur page « Facebook » se sont ainsi retrouvés devant le tribunal et ont écopé de sévères amendes.

Rappelons qu’aux Etats-Unis, boire de l’alcool est interdit aux moins de 21 ans, et les autorités sont extrêmement strictes sur le respect de cette loi.

George Orwell en rêvait, « Facebook » l’a fait : la surveillance totale et permanente assurée avec le concours de ceux-là mêmes qui sont épiés.

Preuve est en tout cas encore une fois faite que « Facebook » n’est pas un « réseau social » mais bel et bien un réseau de « contrôle social ».

Source

maquisards.com

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- Une autre jeunesse -

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don camillo

Lettre d’un prêtre à un plus jeune :

 » Tu veux aimer et être aimé.

S’il est un idéal qui résiste à tous les doutes, c’est celui-là. Sache qu’il t’a déjà mis dans la bonne direction. Pourtant nous sommes tous spectateurs de l’amour gâché. Toi-même, peut être as-tu déjà un passé d’amertume. Rien n’est perdu, l’amour ne fait que commencer ; cependant, il n’y parvient qu’en s’appuyant sur la Vérité. [...]

[...] Pourquoi fais-tu la moue ? Oui, je suis un prêtre et je te parle comme un prêtre. Tes yeux me disent que tu me vois venir, que mon discours n’est qu’une fiche d’inscription à la « vocation », noyée dans quelques bons sentiments. Sur ce point, tu te trompes. Tu ne tarderas pas à découvrir que les paroles ensorceleuses ne sont pas mon genre. Je préfère te mettre devant la vérité de toi-même. Je ne suis pas un panneau publicitaire, je suis un miroir, le miroir de ton âme : tu n’y vois que toi. As-tu le cran de regarder, ou bien signes-tu l’échec de ta vie en détournant déjà les yeux ? Tu n’auras pas trop de ton existence pour rattraper cette erreur. Hésites-tu ? Je le comprends, ces choses sont graves. As-tu peur ? Ce n’est pas le Christ qui t’effraie ; il ne procède jamais par la peur. Si tu as peur, c’est de toi-même. Le moment est venu d’affronter, de prendre tes responsabilités.

- Prendre mes responsabilités ? t’exclames-tu. Quel ennui ! je veux vivre. Quel discours d’adulte ! Je suis jeune, j’ai droit à l’insouciance.

- Tu es jeune, en effet, mais tu sais que l’insouciance te fuit déjà. Quelqu’un a dit que l’on est jamais aussi sérieux qu’à dix-sept ans… Dix-sept, vingt, vingt-cinq, et même trente, peu importe ; c’est l’âge des décisions. Toute ta vie va tenir à quelques décisions, à celles que tu prends maintenant et, j’insiste, à celles que tu ne prends pas. Si tu gâches ta jeunesse, tu gâches ce qui lui succédera ; si tu construis ta jeunesse, ta vie entière sera solide.

Permets-moi d’être encore plus féroce que tu ne l’es lorsque tu juges les adultes. Les trouves-tu si admirables ? Pourquoi si peu d’entre eux te donnent-ils envie d’être comme eux ? Cela vaut pour leur mariage, leurs idées, leurs réponses… Bien sur, entre ton idéal et leur vie, il y a les revers, les échecs, les deuils, ou bien le simple atterrissage dans la vie réelle. Il te faut accepter d’en tenir compte, car cela t’arrivera aussi ; mais, tout de même, ils sont bien médiocres, ces adultes. Même quand ils ont réussi, tu me dise qu’ils sont ternes ?. tu as raison, mais tu ignores pourquoi. Laisse-moi te le confier : s’ils sont ternes, c’est souvent parce qu’ils ont gâché leur jeunesse.

Après tout, un adulte n’est rien de plus qu’un jeune comme toi, mais qui est jeune depuis longtemps. Il n’a pas changé, il a vieilli, identique à lui-même, dans la ligne de sa jeunesse. Il était insouciant, avançait sans gravité, brulant son énergie dans la recherche des soirées, de la séduction, des conquêtes ; ne pensant qu’à l’argent à venir, ou qui lui manquerait, se cultivant un peu ou s’abrutissant au travail, remettant à plus tard le Christ, s’oubliant soi-même, oubliant les autres et la grisailles des jours dans les plaisirs déjà marqués par l’ennui. Il était jeune, ce la ne se voyait pas trop, mais tout était là. Ces joies factices ont continué, ou bien se
sont faites plus modérées, mais ce vieux jeune n’est plus sage, il n’est que ralenti. Lui ont manqué Dieu, la Vérité, l’Amour ; une générosité active, un peu de panache.

Certains pensent qu’au moins, ils en ont bien profité. En effet, ils ont dilapidé leur cœur et leur corps. Tu me trouve rabat-joie, tu plaides pour faire la fête ? Fais-là ! Cependant, je ne ferais pas semblant de croire que tu heureux, je sais que tu ne l’es pas. Tu protestes :

- N’ai pas droit d’être un jeune normal ?

- Normal ! C’est donc cela que tu n’osais t’avouer : ce que tu cherches, c’est être comme les autres.

Même chez les jeunes chrétiens, qui vivent au nom d’un Ailleurs, la tentation est quotidienne. Être comme les autres, écouter les mêmes musiques (les trouves-tu belles ?), parler avec les même mots (facile, il y en si peu !), vivre et penser comme eux, n’est-ce pas formidable ?

C’est nul.

Puisses-tu au moins, être un caractère. Juge par toi-même, donne le ton. Notre société devrait susciter des résistants, des âmes fortes qui se démarquent d’elles, des visionnaires qui refusent le consensus et créent l’avenir. L’Evangile devrait être l’arbitre de la vie sociale, et non sa honte.

Le moment est venu d’affronter, de prendre tes responsabilités. »

Thierry-Dominique HUMBRECHT o.p., Lettre aux jeunes sur les vocations, Paris, Parole et Silence, 2004, p. 8-12.

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- Une autre jeunesse -

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Et sur la fac !

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