La vie est un combat !

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Mission de Noël 2009: retour du Kosovo !

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4 véhicules, 56 m3 de matériel, 47 ordinateurs, 8 Français, 1 Italienne : voici le carnet de bord de notre 10ème convoi humanitaire pour soutenir les enfants serbes du Kosovo-Métochie et leurs parents.

Samedi 26 décembre 2009

Partis à 18h30 de Grenoble, nous roulons dare-dare direction l’Italie afin d’y récupérer le produit d’une collecte.

Arrivés sur le coup des 21h dans la Cité Turinoise, nous chargeons plusieurs mètres cubes de vêtements et de jouets stockés par une association italienne : c’est aussi cela la solidarité européenne ! Une fois l’Autostrade regagnée, nous nous arrêtons le temps de nous restaurer et de finalement faire connaissance au sein de l’équipe : certains visages sont connus des uns ou des autres, mais c’est la première fois que nous sommes ainsi  tous  réunis…

(la suite ici)

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Solidarité : les chasseurs offrent du sanglier !

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Les chasseurs sont une minorité en France et dans la population, ils ne sont guère populaires, il faut bien l’avouer. Pourtant, les chasseurs de la Fédération de chasse ont décidé de renouer avec une ancienne tradition, celle d’offrir en cadeau du gibier aux plus pauvres d’entre nous.

Ainsi, pour la première fois depuis très longtemps, la Fédération de chasse (organisation regroupant les fédérations départementales) a décidée d’offrir 20 000 repas aux œuvres caritatives lors d’une grande opération de solidarité. Bien sûr, cela a été difficile à mettre en place eu égard aux réglementations sanitaires en France mais la Fédération-qui regroupe 1 380 000 chasseurs- a finalement reçu l’aval de l’Etat.

Cinq organisations caritatives sont concernées par cette opération de générosité : le Secours populaire, la Croix-Rouge, les Restos du cœur, la fédération des banques alimentaires et l’association qui regroupe les épiceries solidaires…

Pour les fêtes, les plus démunis auront pu eux aussi goûter au sanglier, grâce à 20 000 plats qui distribués dans 5 000 foyers.  Vingt-cinq départements sont concernés par cette opération . Les livraisons, débutées en Décembre dans le Nord de la France s’achèveront en janvier pour le sud du pays. Les chambres froides du Tarn et du Tarn-et-Garonne sont réquisitionnées pour cette opération d’envergure et les gibiers sont ne effet transformés à Paris… Cela dit, la Fédération de chasse a précisé que si l’opération devait être réitérée l’année prochaine, l’organisation serait mieux effectuée avec notamment des possibilités de transformation des produits sur place.

En attendant, 5 000 foyers peuvent profiter de cette aubaine cette année et goûter à un repas de fête inhabituel grâce à la Fédération de chasse… Une belle initiative sociale,populaire et enracinée.

Pour conclure, la chasse n’est pas un loisir d’assassins comme beaucoup trop le pensent.

C’est avant tout un esprit de convivialité, de partage, pour se retrouver a la fin de la journée autour d’une bonne tablée,  à consommer des produit bien de chez nous et non pas de l’industriel. La chasse fait parti des traditions charnelles que l’on voit d’année en année baisser de popularité.
Pourtant, nous avons ici un exemple d’utilité réelle de ce loisir de plein air.

Sans compter la meilleure compréhension de la nature que la chasse implique, et les perspectives d’autosuffisance alimentaire qu’elle ouvre. C’est pourquoi  passer le permis de chasse, s’impliquer au sein d’un groupe de chasseurs plus d’anciens est pour un jeune un acte de ré-enracinement. Si vous êtes intéressé, il suffit de contacter la fédération des chasseur de votre  département.

Un m@quisard , d’après cette source

 

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- Retour du convoi de « Solidarité Kosovo » -

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Tôt hier matin, les neuf bénévoles du convoi humanitaire de Solidarité Kosovo ont pu regagner leurs foyers après une semaine bien remplie.

Arrivés le 28 Décembre à Kosovska Mitrovica après deux jours sur les routes (voir communiqué du 29/12/2009), nous avons pu procéder à la distribution de près de 60m3 de matériels scolaires, vêtements, jeux d’enfants, et friandises.
Les dons, collectés et acheminés grâce à votre générosité, ont été remis soit directement aux familles serbes nécessiteuses, soit à des responsables communaux et associatifs locaux.

Autres relais sociaux irremplaçables depuis le désengagement forcés de l’Etat serbe, des monastères orthodoxes ont également reçu du matériel, afin de le redistribuer selon les besoins.
Fait inédit cette année, nous avons pu remettre une cinquantaine d’ordinateurs de bureau, reformatés en langue serbe, et ce grâce au bon sens d’une structure qui renouvelait son parc informatique.

Au final, du village campagnard retiré aux quartiers séparés de la ville par une rangée de maisons brûlées, en passant par le bidonville de réfugiés, nous avons pu soutenir matériellement un millier de familles. Mais plus encore, c’est un soutien humain et un message d’espoir que nous avons tenté de transmettre: malgré les prises de positions de l’Etat français, il reste des citoyens d’Europe qui veulent aider les Serbes du Kosovo et de la Métochie à construire un avenir meilleur, en paix sur leur terre.

Bénévoles, entreprises, paroisses, particuliers, que tous les donateurs soient ici remerciés pour leur contribution* au succès de cette  dixième Mission humanitaire de Solidarité Kosovo.

Retrouvez bientôt notre compte-rendu, nos photos et nos vidéos !

L’équipe de Solidarité-Kosovo

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Entre Tradition et Modernité …

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publicite

La période de Noël est un moment idéal pour tester la solidité de ses convictions et la cohérence de ses engagements politiques, notamment sur les questions de l’écologie et de l’anti-consumérisme. « Dis moi ce que tu reçois et fais comme cadeaux, je te dirais quel type du militant tu es ! » pourrait être la devise planant au dessus des têtes de tous ceux qui prétendent avoir une conscience politique et sociale. En effet, à l’heure où l’armada publicitaire est en ordre de marche pour tirer le maximum de bénéfices de la course aux jouets et aux gadgets qu’est devenu le mois de décembre dans les sociétés occidentales, l’attitude du militant identitaire doit être clairement et concrètement en rupture avec cette névrose matérialiste totalement vide de sens.

Loin des brillantes conférences et des articles enflammés, voici venu les jours qui offrent à chacun, à sa place et à sa mesure, l’occasion de mettre en application les principes de mesure, de frugalité, de souci environnemental et de simplicité volontaire.

Il ne s’agit nullement bien sûr de prôner un froid ascétisme mais d’en appeler au bon sens, au raisonnable et à l’éthique.

Dans notre approche des « cadeaux » (qui, rappelons-le, ne sont pas le « but » ni le « coeur » des fêtes de Noël mais simplement un agrément secondaire à celles-ci), un souci constant de cohérence et de morale doit nous accompagner et nous conduire fort loin des gadgets aux composants électroniques ultra polluants, des inutilités clinquantes et dispendieuses, des marques vestimentaires esclavagistes, des pseudo « nouveautés » imposées par le matraquage médiatique…

Offrons au contraire du beau, de l’artisanal, de l’utile, du porteur de sens, du sain et de l’éthique. Nous poserons ainsi les actes, modestes mais impérieux, de notre cohérence qui est la première marche de la crédibilité.

Rappelons également que Noël est aussi le temps de la charité et de l’offrande et que très nombreux, des sans abris de « SDF» aux enfants serbes du Kosovo en passant par l’habitant du feu rouge qui tend la main le long des voitures indifférentes, sont ceux qui en ont besoin.

Dans les petits gestes, comme dans les grands…

P.Chatov

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L’embrouille … -fin-

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L’entourage

La scène, on s’en souvient, c’est l’une des caractéristiques de l’embrouille de deuxième type, se déroule en public. Il y a de nombreux témoins. Il est à préciser à ce propos que l’embrouilleur n’a nullement pour objectif d’aboutir à ce que les spectateurs croient à son petit jeu. Personne n’est dupe généralement, et chacun sait bien qui sont les provocateurs. Le but est cependant pleinement atteint. La ou les victimes de l’embrouille ont été humiliées. Et la foule gênée, qui s’efforce de regarder ailleurs et qui n’intervient pas, ressent, elle aussi, de son inaction même, une violente humiliation.

Car personne n’ose intervenir. Ce qui est au demeurant tout à fait normal : il est tout simplement impossible aux passants d’intervenir. D’abord parce que la plupart des gens de la rue n’ont, pas plus que les embrouillés, l’habitude des rapports de force. Ensuite parce que les spectateurs de la scène ne sont pas absolument sûrs de ce qui s’est passé. Ils peuvent se dire que « le jeune » qui insulte, en se posant en victime du racisme, a peut-être été lui-même victime d’une insulte préalable. Si la foule ne peut pas intervenir, c’est aussi parce qu’elle sait qu’il existe immanquablement en son sein un certain nombre de « cousins » costauds et chatouilleux (et peut-être armés), susceptibles de prendre si nécessaire parti pour l’insulteur.

Dans le cas où la police serait sur les lieux, il ne se passerait rien non plus, cela va sans dire. Il n’y a pas eu de coups échangés. Juste des insultes. Rien de grave. Circulez. Allons circulez. Le risque pour les embrouilleurs est donc nul. (Précisons que, pourtant, injures et menaces constituent des délits, en principe pénalement punissables).

Précisons également que, bien entendu, les embrouilleurs choisissent leurs victimes, et ne s’attaquent qu’à des personnes dont ils pensent ne rien avoir à craindre.

Lorsque les victimes sont des filles, le jeu est le même ; mais il peut aussi être agrémenté par des commentaires sexuels, voire par des esquisses d’attouchements, qui vont gêner la victime sans la contraindre absolument à se rebeller. Si la rébellion survient, la suite sera la même que celle exposée plus haut, à quelques variantes près adaptées au sexe de la victime : « Sale raciste ; Sale fasciste ; Sale pute ; Va te faire niquer ; Sur le Coran de la Mecque va te faire enculer, etc, etc ».

Conclusion :

Toutes ces subtiles distinctions ayant été faites et la nomenclature relative à l’embrouille détaillée, les différentes catégories d’embrouille et les différents scénarios possibles aboutissent tous au même résultat.

Du point de vue de la victime, le sentiment d’humiliation sera le plus souvent violent. L’embrouillé sera avant tout dégoûté de lui-même : dégoûté d’avoir été insulté et menacé en public ; dégoûté de ne pas avoir su réagir et se rebeller ; dégoûté d’avoir eu peur à ce point. L’humiliation sera encore plus douloureuse et durable si l’embrouillé était un garçon accompagné de sa copine, devant laquelle il se sera montré faible et dominé.

Du point de vue des embrouilleurs, le but est atteint dans tous les cas. Faire peur. Humilier. Humilier les céfrans, les bouffons, les bolos et les gaulois. Leur faire perdre le peu de confiance en eux-mêmes qu’ils possèdent encore. Leur montrer qui sont désormais les maîtres…

lu sur Fdesouche

boxe

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Donner un peu de soi …

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Parce que Noël n’a pas vocation à rester cette morne fête commerciale aujourd’hui, et parce que beaucoup de personnes autour de nous ont besoin de nous, il y a des cadeaux tout simple qui ne coutent rien… mais qui sont sont bougrement plus utile que la dernière Xbox !

Nos ancêtres ont donnés leur sang pour défendre leur terre.
Et si nous donnions le notre pour aider ceux des nôtres qui en ont besoin ?

Du concret, du palpable : des actes, plus que des belles paroles !

don du sang

Pour les démarches, rien de plus facile : RDV aux différents centre du don du sang, qui en une demi heure environ prélèveront votre sang de manière parfaitement sécurisé et hygiènique.

Web : http://rhonealpes.dondusang.net

La Tronche :

29 av. Maquis du Grésivaudan
BP 35- 38701 La TRONCHE cedex

Horaires d’ouverture
Du lundi au vendredi de 8h00 à 13h30
le mardi et le jeudi de 8h00 à 13h30 et 16h00 à 19h00

Pour les collectes en fonction des dates, RDV ici.

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L’embrouille … (3)

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hyene


Premier scénario. L’embrouillé, par peur ou par naïveté, cède à la demande et donne son portable ou la cigarette demandés. L’affaire dans ce cas ne s’arrête généralement pas là. L’embrouilleur va ensuite demander un briquet, une autre cigarette ou le paquet complet. Ou bien il va conserver le portable, tout en continuant à tchatcher.

La situation pour l’embrouillé devient alors franchement gênante. Il voudrait bien récupérer son portable ou son briquet et ne sait pas comment s’y prendre. L’embrouilleur, lui, prend bien soin de maintenir une certaine équivoque sur la nature de la situation : il ne met pas carrément le portable dans sa poche ; il ne s’enfuit pas avec en courant (le vol, rappelons-le, n’étant pas, en l’occurrence, le but de l’opération). Si l’embrouilleur conserve le portable ou le briquet, c’est pour exercer une pression et obliger la victime à réagir.

Dans le cadre de ce premier scénario, l’affaire se termine alors généralement de la façon suivante. L’embrouillé hésite. Il ne sait pas comment s’en sortir. Il pourrait appeler à l’aide, puisque la scène se déroule au milieu de la foule. Mais il n’ose pas le plus souvent. Parce qu’il a peur du ridicule. Peur de passer pour un pleutre. Peur de la possible réaction violente de l’embrouilleur. Il lui est d’autant plus difficile d’appeler au secours que la situation conserve une apparence ambiguë ; qu’il n’y pas eu d’agression ni physique ni verbale ; que l’embrouilleur n’a pas mis le portable dans sa poche ; qu’il reste souriant (et goguenard) ; qu’il se montre toujours faussement amical. La situation n’est pas franche : c’est la définition même de l’embrouille.

Si l’embrouillé ne se met pas à appeler à l’aide, c’est aussi parce qu’il espère que l’affaire va tout de même s’arranger et qu’on finira par lui rendre son téléphone. L’embrouillé sent bien cependant que, si cela devait ne pas être le cas, il préférera « lâcher l’affaire » et renoncer à son portable, afin d’éviter des ennuis plus graves.

Le plus souvent la victime va donc se contenter de demander, d’une voie blanche, qu’on lui rende son bien, en se gardant d’élever le ton, en évitant de regarder l’embrouilleur dans les yeux et en choisissant ses mots : « Tu pourrais me rendre mon portable maintenant, s’il te plaît ? » ; « Ce serait bien si tu me le rendais maintenant, parce que je dois y aller »… ou quelque chose d’approchant. L’embrouillé a peur, il rougit, il transpire, il baisse les yeux (il n’est généralement pas habitué aux rapports de force, cela se voit, et c’est d’ailleurs pour cela que l’embrouilleur l’a sélectionné).

En général, au bout d’un moment, lorsque la situation humiliante de l’embrouillé a duré de façon suffisamment significative et que l’embrouilleur a pu en jouir pleinement, l’affaire prend fin : au moment où il l’aura décidé, l’embrouilleur, arborant un sourire narquois, finira par rendre le portable d’un geste dédaigneux, et s’éloignera de lui-même, en marquant, par une gestuelle choisie et explicite, tout le mépris qu’il éprouve pour le « bouffon » qu’il vient d’embrouiller.

Le second scénario est celui dans lequel l’embrouillé réagit de façon plus énergique. La réaction négative peut intervenir dès le début de l’embrouille : « T’a pas une cigarette ? » « Non ». « Tu peux me passer ton portable ? » « Non ». Elle peut également intervenir dans un deuxième temps, au milieu du premier scénario, lorsque l’embrouillé, qui a donné son portable et ne sait pas comment le récupérer, choisit de regimber : « Bon alors maintenant, y en a marre, tu me rends mon portable ! » essaye l’embrouillé, sur un ton assez ferme, en se risquant à fixer l’embrouilleur et en haussant la voix.

C’est à ce moment précis que la situation va s’éclaircir et l’ambiguïté gênante se dissiper enfin. La réaction crispée de l’embrouillé constitue en effet le « feu vert » que l’embrouilleur attendait et espérait. A ce moment précis, donc, l’embrouilleur va changer tout à fait de partition et passer brusquement au registre des insultes et des menaces.

Le sociologue en herbe est conduit à se demander quelle peut bien être la raison de cette réaction inattendue. L’explication est la suivante. La réaction négative et crispée de l’embrouillé a créé pour l’embrouilleur une situation très favorable et ouvert une « fenêtre de tir ».

En effet c’est l’embrouillé qui a adopté le premier une attitude négative et s’est braqué. C’est lui qui a rompu de son propre chef le climat cordial et blagueur que l’embrouilleur avait veillé à créer et à entretenir. C’est l’embrouillé qui a adopté en quelque sorte « une position de rejet de l’autre ». C’est lui qui s’est montré fermé et désagréable (Peut-être même l’observateur humaniste de la scène sera-t-il amené à penser que l’attitude fermée et négative de l’embrouillé révèle son penchant raciste ?).

Bref. L’embrouilleur se retrouve maintenant dans la position de l’offensé. Dans la posture de la victime. Dans la situation de celui qui demandait un service et que l’on a brutalement éconduit. Dans la position de celui qui venait le sourire aux lèvres et à qui on a « manqué de respect ». C’est donc en toute légitimité et au nom de son bon droit que l’embrouilleur va pouvoir se mettre à insulter et à menacer la victime : « Sale raciste ; Sale fasciste ; Sale merde ; Va te faire enculer ; Va sucer ; Va niquer ta mère ; Sur le Coran de la Mecque ; Va niquer ta race ; etc, etc ». Tout en proférant insultes et imprécations, l’embrouilleur en profite pour s’éloigner, non sans multiplier les gestes orduriers, de menace et de mépris. Parfois l’embrouilleur se paiera même le luxe de cracher sur sa victime, ou dans sa direction…

(la suite au prochain numéro…)

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L’embrouille … (2)

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agression

Les embrouilles de première catégorie

Les embrouilles de première catégorie sont destinées à se transformer très rapidement en vol, le cas échéant accompagné d’une agression physique. Ce premier type d’embrouille se déroule seulement lorsque le contexte est favorable : agresseurs en nombre supérieur à celui des embrouillés ; lieu isolé ; heure tardive. Dans ce premier cas de figure, l’embrouille est seulement destinée à donner aux embrouilleurs, avant d’en venir au stade de l’agression franche, la possibilité de mieux apprécier la situation, de jauger la réaction de la victime, de vérifier que le secteur est suffisamment calme. On passe alors sans délai à la deuxième phase, le vol, accompagné de coups si la victime se prend à résister.

Notons que certaines de ces embrouilles du premier type sont motivées par une volonté d’agression physique gratuite, le vol, qui tout de même intervient généralement ensuite, bien sûr, n’étant alors qu’une cause accessoire. Ces variantes d’embrouilles de catégorie 1 s’engagent, elles, d’emblée sur le mode de la provocation claire : « Viens, on fait une fight » ; « Viens, on fait un one one » (traduction : Viens te battre).

Dans ce cas de ces embrouilles de type 1 bis, la scène est généralement filmée par un cinéaste amateur, à l’aide d’un téléphone portable équipé d’une caméra intégrée (selon la technique dite du « happy slapping »). Les meilleurs plans séquences seront ensuite être placés sur les sites préférés des « lascars » visibles sur internet.

Il existe un deuxième type d’embrouille, plus délicat à analyser pour le sociologue amateur (les sociologues professionnels, eux, ne savent pas que l’embrouille existe).

Les embrouilles de seconde catégorie

Le deuxième type d’embrouille n’est pas destiné, lui, à voler la victime ni à l’agresser physiquement. Dès lors, l’embrouille de seconde catégorie s’opère généralement dans un contexte très différent de celui dans lequel l’embrouille de type 1 peut être menée à bien. La chose se déroule en effet en plein jour, parmi la foule, dans la rue, dans le métro. Les embrouilleurs ne sont pas nécessairement en supériorité numérique. L’embrouilleur aguerri peut même être seul et engager pourtant l’embrouille avec un groupe de victimes. Le jeu est en effet tout différent de celui auquel se livrent les auteurs d’embrouille de première catégorie. La première catégorie d’embrouille est plus engagée physiquement, plus sportive, plus spectaculaire : la seconde fait appel à des méthodes plus nuancées, plus subtiles, plus élaborées. Elle n’en est pas moins gratifiante elle-aussi pour l’embrouilleur.

L’embrouille de seconde catégorie peut se définir de la façon suivante : il s’agit de placer l’embrouillé dans une position gênante dans laquelle il va subir une pression et une intimidation, tout en entretenant l’ambiguïté sur la nature véritable de la situation. L’embrouillé a alors le choix entre deux façon de réagir : céder à la pression ou bien se braquer. Ces deux réactions possibles auront malheureusement le même effet : elles aggraveront encore la situation pénible et dévalorisante dans laquelle l’embrouille a placé la victime.

Exemple : « Il est géant, ton portable, tu me le montres » ; « Tu me prêtes ton portable, y faut que j’appelle quelqu’un » ou encore « T’a pas une cigarette ». L’embrouille de deuxième type est engagée. Deux scénarios sont possibles ensuite, tous deux défavorables à l’embrouillé…

(la suite au prochain numéro…)

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L’embrouille …

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embrouille

Tribune libre de Paysan Savoyard

Parmi les différents aspects que prend la délinquance, il y a celui-ci, sur lequel il est intéressant d’insister parce qu’il se produit des centaines de fois par jour : l’embrouille.

Nous présentons ci-après une sorte de fiche technique, à l’intention des bien-pensants, des bienveillants, des humanistes, des universalistes, des citoyens du monde, des militants des droits de l’homme, des promoteurs des démarches « citoyennes », des amis des exclus.

Cette fiche s’adresse autrement dit à tous ceux qui soutiennent « qu’il y a toujours eu de l’insécurité », que les choses s’amélioreront si l’on « résout les problèmes sociaux », si on « lutte contre le chômage et les inégalités », si l’on « éradique la pauvreté et l’exclusion », si on sait « faire montre d’un esprit d’accueil et d’ouverture aux autres ».

L’aveuglement des bienveillants, auxquels est destinée la présente fiche, est au demeurant bien compréhensible puisqu’ils se sont en général arrangés pour habiter dans des endroits où les problèmes de délinquance et d’incivilité sont suffisamment lointains.

A l’usage de ces humanistes, nous nous ferons un devoir d’établir le moment venu d’autres fiches d’information sur d’autres « faits sociaux » similaires à notre sujet du jour : les pressions de regard ; les dépouilles ; les provocations gestuelles et verbales ; les provocations vestimentaires. Pour cette fois, donc, concentrons-nous sur l’embrouille.

- Qu’est ce qu’une embrouille ?

En sont essentiellement victimes les jeunes de 12 à 25 ans ; les embrouilleurs sont très généralement eux-aussi des jeunes, plutôt situés dans la partie haute de la tranche d’âge. Les embrouillés sont presque toujours des Français de souche ; il n’en va pas nécessairement de même s’agissant des embrouilleurs.

La technique de l’embrouille consiste à aborder la victime que l’on veut « embrouiller » sur un mode en apparence cordial et plaisant : « Il est terrible ton portable, tu me le montres ? » ; « Y déchire ton ipod… » ; « Il est d’enfer ton cuir…» ; « Il est stylé ton bike » etc. L’embrouilleur peut également procéder en paraissant solliciter une aide : « Tu peux me prêter ton portable, y faut qu’j’appelle kélk1 ». Ou encore tout simplement : «T’aurais pas une cigarette ? ».

Si le mode d’engagement est toujours à peu près identique, il recouvre en réalité deux types d’embrouille bien différents, qu’il convient d’emblée de clairement distinguer. Leur finalité principale est identique mais les deux catégories d’embrouille revêtent des caractéristiques bien spécifiques …

(la suite au prochain numéro…)

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