Nos Anciens: Lieutenant Tom MOREL

Categorie(s) : Culture enracinée, La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

Le 31 janvier 1944, Tom Morel s’installe sur le plateau des Glières avec 120 maquisards. A la fin février, il a sous ses ordres environ 300 hommes qu’il a organisés en trois compagnies. Tom Morel s’illustre par ses talents de chef et d’entraîneur d’hommes venus d’horizons géographiques, sociaux et politiques très divers. Il adopte la devise « vivre libre ou mourir » et instruit son bataillon pour en faire une unité homogène et opérationnelle en vue des combats de la libération. En février et en mars, de nombreux accrochages se produisent avec les forces à la solde des Allemands qui encerclent alors le plateau.
En mars, Tom Morel décide alors de mener une autre opération, plus importante et plus risquée, contre l’état-major du G.M.R.(policiers aux ordres des Allemands) à Entremont  au pied du plateau des Glières. Plus d’une centaine d’hommes participent à l’opération dans la nuit du 9 mars au 10 mars  1944. Un des groupes, commandé directement par Tom Morel, réussit à prendre l’hôtel de France, siège de l’état-major des GMR. Les maquisards désarment leurs prisonniers, mais le commandant Lefèbvre brandit un petit revolver qu’il avait dissimulé et tire à bout portant sur Tom Morel qui s’effondre, tué sur le coup d’une balle en plein coeur. Lefèbvre est immédiatement abattu d’une rafale. (d’après Wikipedia)

Le Lieutenant MOREL a marqué les esprits par ses talents de chef et son patriotisme allant jusqu’au sacrifice ultime. Le 27° BCA d’Annecy l’a pris pour modèle en renommant sa caserne « Quartier Tom Morel ».

De même, une résidence universitaire porte le nom du glorieux maquisard.

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Nous, c’est le BON goût!

Categorie(s) : Combat des images, La vie sous l'occupation, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard

Identitaire, ne veut dire ni coincé , ni sectaire.

Chez nous , on serait même plutôt du genre créatifs, ouverts et rigolards. Images et vidéos à l’appui…

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En attendant l’Apocalypse

Categorie(s) : coup de gueule, La vie sous l'occupation, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard

« Putain cette fois c’est bon, c’est la guerre civile ! »

Mais oui, mais oui, allez, on se calme, on boit son petit coca zéro et on respire un bon coup.
La fameuse « guerre civile », bien sanglante et massacrante, cela fait plus de 15 ans (pour ma part) que je l’entends annoncée tous les quatre matins par les grands visionnaires politiques et les experts en géostratégie qui pullulent dans le « milieu ». Certains prétendent même « l’attendre » (pour s’occuper d’ici là, ils font souvent du design ou de la fusion-acquisition…), voir « la souhaiter » (ceux là, en général, sont des obèses alcooliques qui ont été réformés au service militaire mais ont toute la collection des Saint Loup et des Jean Mabire).
La guerre civile, c’est un peu le Saint Graal de l’impuissant politique, du pétochard chronique, du « retraité du militantisme » après trois collages et une gav, du « fana-mili » maître-chien au Super U de Quiberon, du théoricien survivaliste vivant à trente balais chez maman et de tous les Jüngers ratés, devenus informaticiens ou banquiers « en attendant le grand soir ». www.solidarite-kosovo.org
La perspective de la « guerre civile », c’est vrai, c’est vachement chouette. C’est chouette parce qu’à ce moment là, on aura des armes et les armes c’est encore plus chouette parce que ça remplace le courage. (SUITE…)

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Souviens toi des Glières…

Categorie(s) : Actions, Culture enracinée, La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

Pour une vidéo de la résistance actuelle, CLIQUEZ l’IMAGE.

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Le nouveau banditisme

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

A travers l’exemple de Grenoble, Le Figaro, a dressé le portait du nouveau banditisme en Isère.

Grenoble, voyous sans honneur

Une « relève » d’origine « maghrébine » contrôlant le marché régional de la drogue :
« Il faut dix tonnes de haschich par an pour approvisionner cette ville de 300 000 âmes qui accueille 60 000 étudiants. Le gâteau que se disputent les gangs avoisine les 40 000 euros par jour ! », écrit Jean-Marc Leclerc.
Des criminels venant d’Afrique du Nord, souvent associés à des « gitans », évoluant « en dehors de toute hiérarchie, sans code, sans valeur, pas même la morale des voyous », témoigne un magistrat grenoblois.  (Article complet…)

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La fac, ça a aussi du bon

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Campus de Gières, Mars 2010

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Denis, policier à la BAC Grenoble : « Le flic est un sous-citoyen »

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

Les effectifs de la BAC Grenoble ont été mis en repos de force par le préfet alors que circule la rumeur d’un contrat sur leur tête © Fabrice ANTERION / MAXPPP

* INFO LEPOINT.FR GRENOBLE – Un contrat sur les policiers de la BAC

Denis est policier à la Brigade anticriminalité (BAC). Il fait partie des hommes envoyés en renfort à Grenoble où des policiers sont menacés de mort par des caïds de cité. Il a accepté de témoigner pour Le Point.fr sous couvert d’anonymat. Édifiant.

« ON SE COUCHE DEVANT LES CAÏDS »

« Nos collègues de Grenoble ont leur nom et prénom tagués sur les murs du quartier de la Villeneuve. Et la seule réponse du ministère, c’est de les mettre au repos ou de les muter. Je suis dans la BAC depuis 10 ans. Aujourd’hui, je suis écoeuré. Une fois encore, on se couche devant les caïds. On nous a donné l’ordre de ne plus patrouiller en civil, de remettre nos uniformes pour ne pas être identifiés comme un flic de la BAC. C’est désastreux pour l’image. Les petits caïds se disent dans leur tête que les flics ont peur, qu’ils reculent. Parmi les policiers exfiltrés, il y a un major à deux mois de la retraite avec 15 ans de BAC derrière lui. C’est la honte. »

« DE LA CHAIR À CANON »

« On se fout de la gueule des flics, on nous prend pour de la chair à canon. Quand on pense que Sarko avait promis de karcheriser les cités ! La hiérarchie fait tout pour minimiser la gravité de la situation. Personne ne sait ce qu’est devenu l’agent de sécurité qui a failli prendre une balle. C’est l’omerta. Heureusement, l’info circule entre nous, via les portables. »

« GILETS PARE-BALLES PÉRIMÉS »

« Le 22 juillet, je me suis pointé au travail à midi. J’ai appris qu’à 16 heures je devais être à Grenoble pour une mission de neuf jours. Si tu refuses, t’es muté dans un service de merde. Alors, tu pars risquer ta peau pour 1.800 euros par mois. Mon métier, c’est de protéger les biens et les personnes. Pas de me faire tirer comme un lapin par un crevard de cité. Notre véhicule affiche plus de 100.000 kilomètres au compteur, à l’intérieur, le chauffage est bloqué. Voilà l’état de la police aujourd’hui, en tout cas de la sécurité publique, dont je fais partie. Rien ne fonctionne normalement, ni les voitures, ni les ordinateurs. Certains ont des gilets pare-balles périmés. Même nos brassards de police sont usés jusqu’à la corde, j’ai un collègue qui a été obligé de repasser au marqueur la lettre P du mot police. »

« CE N’EST PAS LES CAÏDS QUI VONT FAIRE LA LOI »

« J’entends certains dire il faut envoyer l’armée. Qu’on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n’est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu’il faut savoir calmer. Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s’est approché pour le contrôler. Je m’adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : « Tu es qui toi pour me demander de m’arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici. » Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : « Bonjour, merci et au revoir. » Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n’est pas une bavure, c’est une démarche citoyenne. Il faut arrêter de verbaliser le citoyen lambda et s’attaquer aux caïds, aux dealers, aux braqueurs. Quand un jeune de 20 ans roule dans une X6 qui coûte 120.000 euros et qu’il ne travaille pas, c’est à lui qu’il faut confisquer la voiture sur le bord de la route. »

« SARKO NE SAIT PAS CE QUI SE PASSE »

« Il faut que la population sache que les policiers n’ont pas peur d’entrer dans les cités. Si nous n’y allons pas, c’est que nous avons ordre de ne pas y aller. Aujourd’hui, la hantise des autorités, c’est la bavure, l’émeute, l’embrasement. Mais à force de reculer, de renoncer, on arrive à des situations comme aujourd’hui. Un jour, on se réveille, c’est trop tard, c’est l’effet boomerang. Je ne crois pas que les conseillers de Sarko lui disent la vérité sur ce qui se passe. Il faudrait que tous ces délégués à la sécurité, préfets ou autres viennent tourner une nuit avec la BAC pour voir l’étendue des dégâts. On dit ici qu’un flic du Raid a eu dans la jumelle de son fusil un voyou perché sur un toit avec un lance-roquettes. Et qu’il n’aurait pas reçu l’ordre de tirer. Si j’avais été à sa place, j’aurais appuyé sur la détente. Et cela ne m’aurait pas empêché d’aller manger une pizza après. Est-ce qu’on attend qu’il pulvérise un fourgon de flic ? »

« LA PAROLE D’UN FLIC NE VAUT RIEN »

« Les flics vont se mettre à tirer. S’ils ne l’ont pas encore fait, c’est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu’un crevard de cité, multirécidiviste, m’avait accusé de l’avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d’instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n’avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m’expliquait comment il fallait que j’intervienne sur la voie publique. J’ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c’est parce que mes proches m’ont soutenu. Au bout du compte, j’ai été relaxé par le tribunal. La parole d’un flic aujourd’hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen. »

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Ca ressemble de plus en plus à une guerre civile

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

(NOVOpress) – A Grenoble la situation ressemble de plus en plus à une guerre civile.
Après la mort du braqueur multirécidiviste Karim Boudoula -équipé d’une arme automatique- dans la nuit du 15 juillet au cours d’un échange de tirs avec des policiers dont un a été blessé, plusieurs jours d’émeute ont lieu dans un quartier de l’immigration, La Villeneuve, avec des tirs à balles réelles contre la police.

Depuis 2 jours : c’est l’antenne de la mairie à La Villeneuve qui est incendiée par une voiture en flammes lancée sur les locaux et une perquisition dans le même quartier qui découvre une cache d’armes, parmi lesquelles des armes de poing et des pistolets mitrailleurs.

Et pour couronner le tout des menaces de mort contre les policiers (ils font l’objet de « contrats », leurs noms sont tagués sur les murs) amènent les 3 policiers de la BAC qui ont participé à l’échange de tirs avec Karim Boudoula à « demander leur mutation » et vingt autres policiers vont devoir « aller se reposer » (sic, d’après la directrice départementale de la Sécurité publique de l’Isère) ailleurs ainsi que leur famille. Ce sont les policiers qui sont obligés de fuir et non pas les délinquants !

Il parait urgent d’arrêter la continuation de l’immigration ou mieux de l’inverser.

Source : fr.novopress.info

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Persister, surtout quand c’est dur!

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard

Loïc pesta un bon coup et envoya un direct du droit dans le vide, manquant de peu, dans le même mouvement, un record régional de lancer de portable.

Il maugréait de rage. De rage…et de colère…

Et plus particulièrement contre ses propres camarades. De bons amis à vrai dire, prêts à prêter main forte, toujours présents pour débarquer avec un pack de Kro, mais inconstants bien des fois…

Cela faisait pourtant six mois que Loïc réussissait à faire vivoter le « Fight Club » qu’il avait lancé. Un peu pour faire du sport et s’entretenir, beaucoup pour redonner de la combativité et de l’espoir à ses potes de comptoir.
Après les bonnes pêches dans la tête (« viens voir les étoiles » devenait la boutade lancée au néophyte), ils finissaient la soirée parsemant sans pitié la table de quelques cadavres,  Guiness ou Finkbrau selon les moyens consentis. Les conversations allaient alors bon train,  dénigrant le gouvernement, les députés, et égratignant la république.

Les canettes s’alignaient, mais aucun n’oubliait d’abreuver leur « caisse noire ».

Une idée de Pierrick pour payer le houblon et acquérir du matériel de sport.

Chaque mois, ils donnaient même le fond de caisse à Jeannot, clochard-mascotte de leur ville.

Deux étudiants s’étaient joints à eux, puis peu à peu des collègues de bureaux et d’atelier, leur groupe sportif réussissait à réunir huit membres les jours fastes.  Ce soir Loïc aurait volontiers combattu (…SUITE)

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Grenoble : le Raid et le GIPN pour 50 émeutiers !

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?Les évènements survenus dans le week-end à Grenoble posent une question fondamentale : la capacité et la volonté de l’Etat de continuer à assurer la sécurité des citoyens.

La personnalité du braqueur abattu par la police présente un premier élément consternant. Karim Boudouda, à 27 ans, avait déjà été condamné à trois reprises pour des vols à main armée. Je n’ai aucun doute sur la précocité criminelle de ce sympathique personnage (« très apprécié dans son quartier » blablabla), mais en imaginant que celui-ci ce soit lancé dans le banditisme à 17 ans (ou plutôt, se soit fait attraper pour la première fois à 17 ans) et qu’il se soit tout de même laisser quelques mois entre ces trois condamnations, cela nous laisse donc une moyenne de seulement trois ans de prison par braquage ! On comprend que Karim n’ait été que fort peu dissuadé de recommencer…

La personnalité du policier qui a tué le braqueur n’a pas été mise en avant. C’est pourtant un héros. Par ce tir, il a certainement empêché que l’un de ces collègues, ou un simple passant, soit blessé ou tué. Par ce tir, ce policier a aussi rompu avec la logique qui veut que désormais quand on leur tire dessus à balles réelles (c’est devenu le cas dans quasiment toutes les émeutes urbaines depuis Villiers-le-Bel), les policiers gardent le sourire. Cette logique suicidaire qui veut que l’on salue le sang-froid de policiers devenus des cibles pour ball-trap racailleux, qu’on leur remette une jolie médaille quand ils ont été marqués au plomb par la haine de notre civilisation qui s’exprime désormais au grand jour. Sur les t-shirts, dans les « chansons », dans les tags, dans les tirs d’armes à feu.

Mais cette logique malsaine a vite repris ses droits. Le soir même, dans le quartier de la Villeneuve, lors des incidents ayant démarré juste après la prière aux morts de l’imam, les voyous ont tiré sur les policiers. Mais là personne n’a répliqué, des ordres avaient-ils été donnés ? Il est certain que le pouvoir politique aurait du mal à assumer la mort de deux criminels dans la même journée. Tandis qu’un policier abattu, bah…

Mais la Sarkozie veille, et Brice Hortefeux s’est déplacé sur les lieux pour rappeler que force resterait à la loi, « l’état de droit », » et tout ce genre de balivernes qui ne font plus tellement rire les Français. Avec lui, il a emmené 250 policiers supplémentaires, dont des hommes du RAID et du GIPN !

Et c’est bien là que je pense que nous sommes face à un très grave problème… Le RAID (en particulier) et le GIPN, ne sont pas des unités publicitaires, qui doivent servir à montrer à la population que l’on ne cède pas face aux délinquants. Ce sont des corps d’intervention, des policiers d’élite.

Dans tous les médias, on a évoqué une cinquantaine d’émeutiers. Et quand bien même seraient-ils très féroces, est-il réellement nécessaire d’employer le RAID à effectuer du maintien de l’ordre ? Est-il nécessaire de déployer 250 policiers supplémentaires, soit 50 policiers pour 5 racailles ?!

Et si c’était dix cités du 93, trois cités marseillaises et cinq cités de la banlieue lyonnaise qui s’enflammaient en même temps, il enverrait qui Hortefeux ? Ah oui, notre armée, bientôt plus hallal qu’un Quick !

Une cinquantaine d’émeutiers, dans un quartier confiné… M’est avis qu’une équipe de videurs de boîtes de nuit ou un groupe de supporters du PSG un tant soit peu sur les nerfs pourraient les ramener au calme assez rapidement en réalité. Car tout ce qu’il manque au fond, ce n’est que de la détermination…

Ne nous voilons pas la face, une bonne partie des policiers plongés au cœur de ces actes de guérilla (j’adore voir les médias continuer à parler de « violences urbaines » quand on fait feu sur les forces de l’ordre) ont peur.

Pour le plus grand nombre, peur de la hiérarchie et de la justice. Car il ne faut surtout pas de « bavure » (comprenez, réaction virile face à une agression), et ils savent bien que si cela tourne mal, ils seront lâchés par leur hiérarchie et lynchés par la justice. Bien entendu, le pays légal est encore une fois à rebours du peuple qui trouverait les policiers plus sympathiques s’ils mettaient davantage de baffes aux petites racailles et moins d’amendes aux automobilistes.

Pour certains policiers, il existe aussi une réelle peur physique face aux émeutiers. Comprenons bien qu’aujourd’hui de nombreux jeunes entrent dans la police avant tout pour être fonctionnaire, et pas forcément pour faire la chasse aux truands. On peut aussi penser à ces jeunes policiers arrivant de petites villes ou de régions calmes, et se retrouvant confrontés à une agressivité, des démonstrations de haine, dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. Le petit Jean-François qui a passé toute sa jeunesse à Cholet et finit par se coltiner avec les amis de Karim dans les cités de Grenoble n’était pas forcément préparé, et la formation des gardiens de la paix (par déni de réalité comme souvent) n’est pas du tout adaptée à ce type de situations.

N’est-il pas légitime de se demander pourquoi dans un pays aussi violent que les USA, les policiers peuvent patrouiller seul en voiture, alors qu’en France on attend trois véhicules de renforts pour intervenir sur une bagarre ? Les règles ne sont simplement pas les mêmes, et aux USA (comme dans tous les pays du monde !), si un criminel veut pointer son arme sur un policier, il a plutôt intérêt à tirer vite et bien, car il n’aura pas de seconde chance…

Rien ne sert de déployer des effectifs dithyrambiques dans les cités, d’en appeler aux unités d’élite, si l’esprit qui anime les logiques de maintien de l’ordre et de la sécurité dans notre pays ne change pas. Je ne suis pas, on le sait, un grand amateur du « parti de l’ordre » et des envolées sécuritaires (mon fond libertaire étant ce qu’il est, une société policière n’est pas franchement mon idéal). Mais face à la situation telle qu’elle évolue actuellement, les règles d’engagement de la police doivent évoluer (en s’inspirant du cadre régissant les gendarmes dans ce domaine par exemple). La sécurité des biens et des personnes doit redevenir son rôle central, et non pas la collecte de fonds pour un Etat en faillite financière… et morale. Enfin, s’il est évident que de nombreux corps de la fonction publique ont besoin d’une cure d’amincissement, ce n’est certainement pas le cas des forces de sécurité dans leur ensemble. Les violences explosent mais l’on supprime des postes de policiers et de gendarmes, aucun citoyen ne peut le comprendre.

Notre peuple attend ce Ministre de l’Intérieur qui réunira ses troupes dans la cour de la Place Beauveau et commencera son discours en ces termes : « Messieurs, à partir de maintenant, les règles ont changé… »

Philippe Vardon

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