Lynchage au centre de Grenoble

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

Un jeune homme de 23 ans a été “lynché gratuitement” vendredi soir dans le centre-ville de Grenoble par un groupe d’une quinzaine de jeunes en fuite et transporté dans un état critique à l’hôpital de Grenoble, a-t-on appris de source policière. La victime, qui revenait d’une soirée avec trois amis, a été très violemment frappée à coups de pieds au visage, avant de recevoir deux coups de couteau au bras et dans le dos, a-t-on précisé de même source, confirmant une information parue dans le quotidien régional Le Dauphiné libéré. Le jeune homme, dont l’un des poumons a été perforé, se trouvait dans un état stable dimanche mais “les médecins sont réservés quant à de possibles séquelles neurologique”, a rapporté la police. Agés d’une vingtaine d’années, les agresseurs, qui venaient d’être expulsés du tramway dans lequel la victime et ses amis avaient pris place, ont alors attaqué verbalement puis physiquement ces derniers, arrivés à leur destination et qui tentaient de les ignorer, a-t-on ajouté de même source. La quinzaine d’agresseurs, montés dans le tramway à une station située dans les quartiers sensibles de Grenoble, étaient toujours activement recherchés dimanche.

Source : AFP

maquisards.com

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Immigration à Grenoble: et si Zemmour avait raison?

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

Bien avant la sordide affaire des maquereaux de Saint-Bruno, deux sociologues ont étudié l’environnement des jeunes jugés pour des faits graves à Grenoble. Ils cumulent les handicaps : pauvreté, alcoolisme d’un parent, échec scolaire, immigration récente.
Pauvreté, échec scolaire, violence familiale, immigration récente : les mineurs délinquants ont un profil de « damnés de la terre« . Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus Sebastian Roché et Monique Dagnaud. Ces deux sociologues du CNRS ont réalisé une étude originale sur les dossiers des mineurs jugés par le tribunal de Grenoble (Isère) entre 1985 et 2000. Financée par France 5, cette recherche menée fin 2002, dont les résultats n’avaient pas encore été publiés, apporte des résultats inédits sur l’environnement social des jeunes auteurs de crimes ou de délits graves.

La nouveauté tient dans la mise au jour de ce que les auteurs nomment « la dimension ethnique » de la délinquance : 66,5 % des mineurs jugés ont un père né à l’étranger (pour 49,8 % dans un pays du Maghreb), et 60 % ont une mère également née hors de France. Contrairement aux études habituellement menées, qui s’attachent au seul critère de la nationalité des individus, les deux chercheurs ont choisi, sur la base des informations figurant dans les dossiers judiciaires, d’éclairer ainsi plus complètement l’environnement de ces adolescents. « La surreprésentation des jeunes d’origine étrangère dans la délinquance n’est un mystère pour personne, mais cette donnée est peu renseignée, et elle n’est jamais débattue dans l’espace public« , justifie M. Roché, pour qui la réflexion sur l’intégration ne devrait pas être séparée de celle sur la violence. Source

maquisards.com

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Grenoble: proxénétisme multiculturel

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

Récemment, des camarades venus de Paris nous confiaient leur étonnement en constatant que la Gare de Grenoble avait ses petits airs de Gare du Nord. Et puis, confirmant cet a-priori visuel, l’info est tombée: le démantèlement d’un réseau de prostitution à Grenoble. Et les interpellés ne sont pas  à proprement parler des dauphinois enracinnés. Non, BEN REJEB, CHOUMANE, et autres frères Belkadi sont des habitants du Quartier Saint Bruno, bien connu pour sa grande diversité (culturelle).
Le plus choquant dans cette affaire de proxénétisme n’est pas la matière en elle-même. En effet, des femmes depuis longtemps, sont privées de liberté par des personnes leur imposant de vendre leurs charmes. Le fait est regrettable et condamnable, mais une gradation dans la lâcheté est ici observable.
En effet, les filles prostituées par Abdelkader et ses complices étaient mineures au début de leur calvaire, la plus jeune ayant à peine treize ans!
Assurément, ce ne sont pas nos ancêtres, parfois rustres mais toujours courtois, qui ont inspiré un tel mépris de la personne humaine, et des jeunes femme en particulier. Chez nous, nulle courtisane à peine pubère, nul personnage historique épousant une fillette.
Mais le multiculturalisme progresse rassurez-vous, et cette affaire en est une excellente illustration.

maquisards.com

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Sarko, entends-tu, les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

Categorie(s) : Culture enracinée, La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

(par Céline Pascot)

Il y a toujours plusieurs manières de commenter un scrutin. Plus ou moins fiables. Plus ou moins honnêtes. Les dirigeants de l’UMP en ont donné un assez pathétique exemple sur les plateaux de télévision, dimanche soir, en tentant d’expliquer que si une majorité de Français s’était abstenue au premier tour de ces élections régionales, c’est parce qu’ils ne voulaient pas cautionner la gestion désastreuse, calamiteuse, quasi apocalyptique des présidents socialistes sortants des conseils régionaux. Pas de pot : en Alsace, seule région continentale conservée en 2004 par la droite, l’abstention a été plus élevée de trois points que la moyenne nationale. Ce que c’est de ne pas regarder les chiffres avant de répéter le message concocté par l’expert en communication de service un dimanche soir au 55, rue du faubourg Saint-Honoré…

Surtout, bien sûr, le raisonnement est idiot.

Article paru sur Novopress

maquisards.com

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Merci, madame de Menthon !

Categorie(s) : Culture enracinée, La vie sous l'occupation, par M@quisard

« On peut franchement se demander si l’alpagage de l’enseigne Quick par un élu local n’est pas une façon de racoler des voix d’électeurs qui se sentiraient menacés par le nombre croissant de musulmans dans leur ville ! Voici un bouc émissaire tout trouvé : “L’entreprise” ! Mais c’est bien sûr : elle, la responsable de la dramatique disparition du bacon dans les hamburgers roubaisiens. […] Quelle aubaine : la Caisse des dépôts détient des actions de Quick – le fast-food devient donc “service public”, c’est bien la République tout entière qui est visée à travers la suppression du bacon. […]

Dans quel pays sommes-nous? Un pays qui ignore qu’il y a un marché et une loi de l’offre et de la demande, un pays où l’on rêve de fixer les menus des restaurants par arrêté municipal, où l’on bafoue la liberté d’entreprendre la plus élémentaire. Il est du devoir d’une entreprise, sous peine de ne pas se développer et donc de devoir supprimer des emplois, de s’adapter à la demande de sa clientèle. Y répondre, cela s’appelle un “créneau”. Et si les consommateurs veulent un vrai fast-food authentique (?), les “pros” du marketing se précipiteront pour s’installer en face du “Quick halal” ; cela s’appelle la concurrence. Le mauvais patriotisme et l’intolérance se mêlent à l’ignorance des rudiments les plus élémentaires du commerce. On en reste pétrifié de honte pour les politiques qui enfourchent ce combat stomacal… jusqu’à l’indigestion! »

La superbe argumentation ! Après les louanges de la « diversité », du « multiculturalisme » et de la « cuisine métissé » par ses collègues, voici que Sophie de Menthon, pour un peu plus aider le démembrement civilisationnel ambiant, enfourche le splendide argument …commercial !

« Que voulez-vous ! La loi de l’offre et de la demande, voilà votre nouveau Maitre ! Voilà la seule vraie référence qu’il vous faut accepter, citoyen ! N’essayez pas de revendiquer une hypothétique islamisation, une quelconque perte de traditions, une quelconque anomalie culturelle… Que nenni ! Ceci n’est qu’intolérance et mensonge. La réalité, c’est que ces Quick halal, ils donnent des emplois et « boostent » une entreprise française qui elle, a su s’adapter aux besoins du marché ! Alors si au lieu de râler, vous célébriez comme il se doit cette fabuleuse réussite commerciale ? Et si vous remerciez le dieu capitaliste pour ce magnifique sens de l’opportunisme et de la débrouille?»

Vous faites partis, madame, de ceux qui refusent de servir la soupe au cochon, mais laissez à coté les soupes cashers et halal se répandre en paix. Vous faites également partis de ceux qui, pour « s’opposer » (devrait on dire, retarder ?) l’institutionnalisation de la « discrimination positive », vous basez sur le seul argument économique, au détriment de celui ethnique…

Vous faites partis, madame, de ces personnes qui seraient prêt à sacrifier toute une civilisation et une culture sur l’autel de leurs seuls intérêts économiques… Que ce soit en 732 ou en 1571, votre seul crainte auraient été alors de perdre ces « minorités à fort pouvoir d’achat »

Non madame, l’interdiction du cochon dans les cantines, ce n’est pas du à un quelconque souci économique !

Non, madame, l’installation de salles de prières musulmanes dans nos lieux de travail et nos facultés ne sont pas là pour rentabiliser le travail des employés ou étudiants !

Non, madame, l’instauration de plages horaires différentes au sein des entreprises en fonction de la religion (musulmane bien sûr) des employés n’est pas un argument de productivité !

Tous pour Halal, Halal pour tous ?!

Souffrez que beaucoup d’entre nous préfèrent toujours le traditionnel jambon-beurre au kebab du coin !

Cela ne fait peut être pas marcher votre business muslim, cela nous fait peut être débourser un peu plus, mais cela nous met en conformité avec notre culture et nos traditions culinaires !

Nous ne serons jamais votre « Homo economus » tant rêvé, petit larbin soumis à vos désirs de rentabilité et de productivité.

Regarder le monde et ses évolutions à travers le seul prisme économique… où comment devenir le plus parfait collabo de la mondialisation…

Non merci, vraiment pas pour nous !

maquisards.com

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Journée sans immigrés: les Maquisards apprécient

Categorie(s) : Actions, Combat des images, La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

Ce Lundi premier Mars est un jour exceptionnel. En effets, les tenants de la pensée unique relayent une initiative qui invite les immigrés de France à ne pas travailler, à ne pas consommer, à ne pas exister aujourd’hui. Tôt ce matin, les maquisards ont décidé de participer, à leur manière, à cette initiative citoyenne. La journée sans immigrés ? Oh Yeaahh !

maquisards.com

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Torture et barbarie à Grenoble

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

Trois adolescentes de 14, 15 et 17 ans ont été mises en examen vendredi soir à Grenoble pour actes de tortures et de barbarie, séquestration avec violence et extorsion de fonds, après avoir séquestré, volé et frappé un voisin quinquagénaire, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Placées en détention provisoire, les trois mineures encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Elles sont soupçonnées d’avoir retenu l’homme, « faible psychologiquement », à son domicile à La Tronche, près de Grenoble, où elles lui auraient infligé plusieurs sévices dans la nuit de mardi à mercredi.

Lundi, une adolescente de 15 ans s’était présentée en compagnie d’un ami au domicile du voisin, âgé de 55 ans, qui vit seul. Sous la menace d’un chantage, les deux jeunes gens lui avaient extorqué 1.000 euros.

Le soir suivant, la jeune fille, accompagnée de deux autres adolescentes de 14 et 17 ans, est retournée au domicile de la victime. L’homme ligoté, humilié, brûlé, frappé à coups de marteau et de couteau, a révélé son code de carte bancaire aux adolescentes qui en ont fait usage à 14 reprises.

Le quinquagénaire est arrivé à se libérer de ses liens mercredi matin, et s’est réfugié chez un voisin qui a prévenu la police. Les policiers ont arrêté les jeunes filles le jour même lors d’une interpellation mouvementée dans le centre-ville de Grenoble.

Lors de leur garde à vue, les trois adolescentes ont reconnu les faits, sans donner d’explication sur les raisons de leurs gestes. L’une d’elles a indiqué qu’elle connaissait la victime, car c’était un voisin, et qu’elle avait appris qu’il avait perçu un héritage.

Source: Ouest France

maquisards.com

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Grenoble : Ils viennent acheter de la drogue, ils se font tabasser

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

C’était une très mauvaise idée de venir exprès d’Ugine à Grenoble pour acheter de la drogue. C’est ce que doivent se dire les deux jeunes Savoyards qui se sont fait tabasser et dépouiller jeudi soir dans la galerie de l’Arlequin.
Vers 18 heures, les policiers sont avertis que deux jeunes hommes de 20 et 22 ans viennent de se faire agresser. L’un d’entre eux est même évacué par les sapeurs-pompiers vers les urgences.

Un véritable traquenard
Les jeunes gens expliquent qu’ils étaient venus spécialement d’Ugine pour acheter de la résine de cannabis. Arrivés dans le quartier, ils demandent où se fournir. On leur indique un endroit entre deux immeubles. Les Savoyards s’y rendent et tombent dans un traquenard. Quatre individus encagoulés forment un comité d’accueil musclé. L’un d’eux, armé d’un fusil à canon court, assène même plusieurs coups de crosse à l’un des acheteurs et le dépouille de sa sacoche. Son ami se fait lui aussi rouer de coups.
Une fois l’argent en poche, quelques centaines d’euros, les agresseurs prennent la fuite. Les victimes ont déposé plainte. Une enquête a été ouverte et confiée à la sûreté départementale.

Source : Dauphiné Libéré du 13 février 2010

maquisards.com

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Avoir le courage de se remettre en question …

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

Le droitard, lui,  ne peut se le permettre.

Tribune libre de Benoît :

Se remettre en question, c’est prendre le risque de faire s’écrouler un monde que l’on avait désiré et rêvé.

Cette introspection devrait être obligatoire, quand on voit sur les chaines publique ces innombrables victimes du jeu financier mondial, quand on aperçoit les innombrables blasés du monde moderne où ces esclaves du tourisme « mitterandisé ».

Mais si la bourgeoisie est avant tout un esprit, pour notre gentil libéral, c’est un véritable mode de vie.

Conditionné,  enclavé, standardisé,  il est dorloté par ceux  qui demain le mettront à sec :  ouvrir les yeux implique de fait de poser un choix conséquent.

Il savent pertinemment que la racaille devient de plus en plus insolente et présente dans nos quartiers (mais pas dans le leur…), que leur gamin à déjà du subir les foudres hystériques d’allogènes sans vergognes et leur femme les techniques de drague -réputés- de l’épicier du coin… qu’à cela ne tienne !

Il continuera, tranquillement, notre petit droitard, à voter pour ceux là même qui entretiennent ce sinistre délabrement. Et quand on le lui reprochera, il arguera la nécessaire patience due aux « proches changements à venir ».

Il pardonnera encore une fois au multi-récidiviste,  au nom de sa « charité chrétienne », prostituée moderne d’un déficit hormonal impressionnant.

Il rossera son garçon qu’il aura surpris à lire tout ces blogues qui heurtent sa pensée citoyenne de néo-con, de néo-réac et d’imperturbable néophyte.

Il n’osera pas faire taire le sauvage au beuglard lecteur MP3, mais dénoncera par contre sans vergogne l’incivilité de cet odieux personnage qui osa lui le reprendre…

Tout en crachant sur le sectarisme des écoles libres, il n’hésitera pas à inscrire ses enfants au privé du coin, se félicitant de son ouverture d’esprit  – oui, pour notre petit bourgeois, l’esprit de caste, cela n’existe que chez les autres – et de la futur bonne éducation de sa progéniture.

Il encouragera -et financera- sans soucis le voyage humanitaire du fiston au fin fond du Pérou, par soucis du « prochain » -qui apparait alors plus que lointain… Mais le clochard du coin, lui ..

Qu’à cela ne tienne !

Notre gentil droitard est heureux !
Son fils en fac de droit, sa fille en prépa ménage, son dernier en lycée militaire et sa femme à l’atelier peinture de la MJC local….

C’est décidé, l’année prochaine, il se mettra au golf !

Souriez, cher ami, tant qu’il en est encore temps !

 » Le fait qu’il soit mort ne prouve pas qu’il ait vécu  » Stanislaw Jerzy Lec

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- une autre jeunesse -

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, Une autre jeunesse, par M@quisard
« Tu te prends trop la tête chérie. Profite de ta jeunesse ».
Voilà.
Surtout il ne faut pas trop réfléchir, il faut rentrer dans le système, le laisser venir en nous, se masser le cervelet pour laisser pénétrer la crème, trouver l’odeur agréable et suave si le produit est homologué « jeune qui s’éclate » alors qu’il est issu d’une distillation de cadavres en décomposition (non issus du traitement éco-responsable des déchets).
Picole mon frère, picole.
Fume de l’herbe petit chou, claque ton pognon mais pitié ferme-la.
Tu me fais de la peine quelque part tu sais.
Tu n’as rien de plus excitant que de voir tes héros morts jeunes pour penser que chaque bouffée de haschich constitue en elle-même un geste rebelle qui symbolise l’autodestruction. Tu n’es pas Kurt Cobain, tu n’auras jamais les couilles de te suicider, tu n’auras jamais les couilles d’être sale et de te réveiller le matin avec une sensation de cloison nasale en acier. Tu n’auras jamais les couilles de prendre de la merde pour danser comme un naze jusqu’à ce que ton corps devienne une boule de douleur, une enveloppe Vierge de Fer qui rend chacune de tes secondes insupportable. Tu ne connais pas l’extraordinaire satisfaction d’être puni par ton corps, le bonheur immense de sentir les veines sur tes tempes prêtes à exploser. Non.
Les seuls endroits de débauche que tu connais sont institutionnalisés et estampillés « ici on profite de ses 20 ans en lâchant son pognon », tu vas en boîte non pas pour danser mais pour être beau et pour te faire chier sur un fauteuil rose ou en imitation peau de zèbre. Ta définition de l’amusement se résume au nombre d’heures où tu ne dors pas et au nombre de litres que tu avales parce qu’il est de bon ton de se préparer une cirrhose avant 25 ans, au nom d’un épicurisme de supermarché et de multinationales de l’éthanol. Ta jeunesse est une succession de clichés que tu reproduis comme un pantin. Tu bois, tu sors, tu roules un peu trop vite sur la route, tu tires la langue sur les 64 photos que l’on prend de toi, tu écris en abrégé.
Parallèlement et logiquement chacun de tes risques est extrêmement mesuré puisque tu préfères appeler ton gentil papa à 4 heures plutôt que de rentrer à pied, tu ne fumes que du léger pas méchant parce que malgré tout tu as peur. Tu as peur des drogues parce qu’on t’a dit au collège que c’était mauvais et parce que ta mère regardait le Droit de savoir quand tu étais couché avec un volume sonore trop imposant pour passer à côté de l’énumération des risques auxquels s’expose toute personne s’approchant d’une poudre un peu trop blanche ou d’une seringue bien garnie. Ta vie est formatée à l’extrême, ton discours est calibré, tes pensées sont sous contrôle et tu viens me parler de profiter sans que tu réalises que profiter est justement agir de manière antagoniste à la tienne.

Ton ambition, tes principes de vie t’ont été dictés par des directeurs marketing depuis que tu as eu l’âge de distinguer les différentes marques de céréales. Aller au collège avec un cartable DDP et un stylo Waterman, entrer au lycée avec un pantalon Quicksilver et un sac Roxy, fêter son bac au Banana Moon le club trop branché de la rue de la République, faire une classe prépa, entrer en deuxième année dans un iep de province, fêter la fin des études à Ibiza, avoir son premier boulot dans une boîte à la Défense, se marier et acheter une Porsche avec un crédit de 20 ans.
La fac de lettres c’est pour les bouffons, tu veux de l’argent, de l’argent, du prestige et de l’argent. Tu n’as pas le talent de Rastignac, tu te focalises sur un bout de papier qui te donnera l’autorisation d’exercer un emploi fictif de cadre supérieur dans une boîte dont tu ne saurais toi-même définir exactement l’activité. Ce que je peux dire avec certitude c’est que quelles que soient tes attributions, ton bureau sera blanc, un blanc renforcé par la lumière des néons intégrés dans les dalles en polystyrène qui composent le plafond. Tu auras une grande table de travail avec des tiroirs silencieux regorgeant de post-its, d’agrafeuses et de trombones multicolores. Il y a aura un grand ficus dans le hall et une machine à café et chacune des minutes des huit heures de travail quotidien que tu devras assurer durant quarante-deux années de cotisations te rendra un peu plus aigri que la seconde écoulée.
Tu viens me parler de rébellion mais tu es intégré au système sans t’en rendre compte. Ton ambition est de mourir d’ennui comme ceux avant toi pour pouvoir consommer sans trêve. Tu dois choisir ta voiture, ton frigo qui distribue les glaçons, ta maison qui a quatre pièces en trop, tu passes tes fameux vingt ans à dormir sur les bancs d’un IUT, IEP ou UFR à la con en te donnant le droit une fois par semaine d’oublier la futilité de ton existence.Il fallait que tu passes ton bac avant de voyager, c’est ce qu’on te disait au lycée. Maintenant que tu as ton bac on estime intelligent que tu aies ta licence avant, par « sécurité ».
On te castre à longueur de tes 20 ans et tu es ravi. Pauvre jeune. Je te laisse profiter. Je te laisse profiter du complexe de supériorité que tu tires à faire des études en critiquant le mec qui bosse au mcdo un an pour payer le voyage de ses rêves en Australie. Oui tu aimerais bien toi aussi partir aux antipodes, te reposer sur une plage de la Grande barrière de corail, mais tu le feras avec ton premier salaire, ainsi tu pourras y aller en classe affaire et te payer une chambre d’hôtel sur pilotis. Tu as la satisfaction encore une fois d’être dans le rang car contrairement au type qui a eu les couilles de brasser de la graisse et de la viande douteuse pour réaliser son fantasme, toi tu n’as pas d’années de « retard » dans ton cursus. Tu es dans le moule et tu ne veux pas en sortir. Mon pauvre chéri.

Quand tu auras ainsi validé tes UE fictives et obtenu ton diplôme bidon, tu pourras boire le champagne acheté à Géant par maman sur la petite table du salon et te dire que le plus dur est passé, que tu es adulte et que pour la peine il faudra faire une soirée avec les potes et mettre le tout sur Facebook. Tu te sentiras supérieur aux prolos qui n’ont qu’un BEP et à leurs gosses qui abandonnent les études parce que l’envie d’avoir un salaire ne leur colle pas à la peau passés les 25 ans mais dès leur adolescence quand toi papa te payait ta trousse de marque et tes cédés de rock subversivement niais. Tu es adulte tu vas avoir tes premières paies tu pourrais enfin voyager en première classe sur la British, mais voilà tu approches des fatidiques 25 ans et tu as surtout envie de ton appart’ et de ta caisse.
Tes fantasmes ont disparu, tu es d’un pragmatisme mortel mais après tout tu as profité de ta jeunesse, n’est-ce pas?
Dans vingt ans, quand les rues de Paris seront à feu et à sang, tu feras ton nœud de cravate en te regardant dans le miroir. Tu ferais bien la révolution, tu enverrais bien chier ton boulot à la con pour sauver le peu de dignité qu’il reste aux ruines de ton pays mais tu as trop de crédits à rembourser, ceux que tu avais contracté pour paraître pour le self made man accompli pendant que tous les gens conscients qui ne profitaient pas de leur jeunesse sur des dance floors de discothèques travaillaient au Macdo pour se financer des études à l’étranger.
Tu continueras à faire ce que tu as toujours fait : te laisser sodomiser par le système, seulement dans vingt ans, les rides au coin de tes yeux montreront que tu auras perdu en souplesse et en capacité à faire semblant de ne pas ressentir la douleur de la débilité de ta vie

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