Denis, policier à la BAC Grenoble : « Le flic est un sous-citoyen »

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Les effectifs de la BAC Grenoble ont été mis en repos de force par le préfet alors que circule la rumeur d’un contrat sur leur tête © Fabrice ANTERION / MAXPPP

* INFO LEPOINT.FR GRENOBLE – Un contrat sur les policiers de la BAC

Denis est policier à la Brigade anticriminalité (BAC). Il fait partie des hommes envoyés en renfort à Grenoble où des policiers sont menacés de mort par des caïds de cité. Il a accepté de témoigner pour Le Point.fr sous couvert d’anonymat. Édifiant.

« ON SE COUCHE DEVANT LES CAÏDS »

« Nos collègues de Grenoble ont leur nom et prénom tagués sur les murs du quartier de la Villeneuve. Et la seule réponse du ministère, c’est de les mettre au repos ou de les muter. Je suis dans la BAC depuis 10 ans. Aujourd’hui, je suis écoeuré. Une fois encore, on se couche devant les caïds. On nous a donné l’ordre de ne plus patrouiller en civil, de remettre nos uniformes pour ne pas être identifiés comme un flic de la BAC. C’est désastreux pour l’image. Les petits caïds se disent dans leur tête que les flics ont peur, qu’ils reculent. Parmi les policiers exfiltrés, il y a un major à deux mois de la retraite avec 15 ans de BAC derrière lui. C’est la honte. »

« DE LA CHAIR À CANON »

« On se fout de la gueule des flics, on nous prend pour de la chair à canon. Quand on pense que Sarko avait promis de karcheriser les cités ! La hiérarchie fait tout pour minimiser la gravité de la situation. Personne ne sait ce qu’est devenu l’agent de sécurité qui a failli prendre une balle. C’est l’omerta. Heureusement, l’info circule entre nous, via les portables. »

« GILETS PARE-BALLES PÉRIMÉS »

« Le 22 juillet, je me suis pointé au travail à midi. J’ai appris qu’à 16 heures je devais être à Grenoble pour une mission de neuf jours. Si tu refuses, t’es muté dans un service de merde. Alors, tu pars risquer ta peau pour 1.800 euros par mois. Mon métier, c’est de protéger les biens et les personnes. Pas de me faire tirer comme un lapin par un crevard de cité. Notre véhicule affiche plus de 100.000 kilomètres au compteur, à l’intérieur, le chauffage est bloqué. Voilà l’état de la police aujourd’hui, en tout cas de la sécurité publique, dont je fais partie. Rien ne fonctionne normalement, ni les voitures, ni les ordinateurs. Certains ont des gilets pare-balles périmés. Même nos brassards de police sont usés jusqu’à la corde, j’ai un collègue qui a été obligé de repasser au marqueur la lettre P du mot police. »

« CE N’EST PAS LES CAÏDS QUI VONT FAIRE LA LOI »

« J’entends certains dire il faut envoyer l’armée. Qu’on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n’est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu’il faut savoir calmer. Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s’est approché pour le contrôler. Je m’adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : « Tu es qui toi pour me demander de m’arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici. » Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : « Bonjour, merci et au revoir. » Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n’est pas une bavure, c’est une démarche citoyenne. Il faut arrêter de verbaliser le citoyen lambda et s’attaquer aux caïds, aux dealers, aux braqueurs. Quand un jeune de 20 ans roule dans une X6 qui coûte 120.000 euros et qu’il ne travaille pas, c’est à lui qu’il faut confisquer la voiture sur le bord de la route. »

« SARKO NE SAIT PAS CE QUI SE PASSE »

« Il faut que la population sache que les policiers n’ont pas peur d’entrer dans les cités. Si nous n’y allons pas, c’est que nous avons ordre de ne pas y aller. Aujourd’hui, la hantise des autorités, c’est la bavure, l’émeute, l’embrasement. Mais à force de reculer, de renoncer, on arrive à des situations comme aujourd’hui. Un jour, on se réveille, c’est trop tard, c’est l’effet boomerang. Je ne crois pas que les conseillers de Sarko lui disent la vérité sur ce qui se passe. Il faudrait que tous ces délégués à la sécurité, préfets ou autres viennent tourner une nuit avec la BAC pour voir l’étendue des dégâts. On dit ici qu’un flic du Raid a eu dans la jumelle de son fusil un voyou perché sur un toit avec un lance-roquettes. Et qu’il n’aurait pas reçu l’ordre de tirer. Si j’avais été à sa place, j’aurais appuyé sur la détente. Et cela ne m’aurait pas empêché d’aller manger une pizza après. Est-ce qu’on attend qu’il pulvérise un fourgon de flic ? »

« LA PAROLE D’UN FLIC NE VAUT RIEN »

« Les flics vont se mettre à tirer. S’ils ne l’ont pas encore fait, c’est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu’un crevard de cité, multirécidiviste, m’avait accusé de l’avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d’instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n’avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m’expliquait comment il fallait que j’intervienne sur la voie publique. J’ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c’est parce que mes proches m’ont soutenu. Au bout du compte, j’ai été relaxé par le tribunal. La parole d’un flic aujourd’hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen. »

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Ca ressemble de plus en plus à une guerre civile

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

(NOVOpress) – A Grenoble la situation ressemble de plus en plus à une guerre civile.
Après la mort du braqueur multirécidiviste Karim Boudoula -équipé d’une arme automatique- dans la nuit du 15 juillet au cours d’un échange de tirs avec des policiers dont un a été blessé, plusieurs jours d’émeute ont lieu dans un quartier de l’immigration, La Villeneuve, avec des tirs à balles réelles contre la police.

Depuis 2 jours : c’est l’antenne de la mairie à La Villeneuve qui est incendiée par une voiture en flammes lancée sur les locaux et une perquisition dans le même quartier qui découvre une cache d’armes, parmi lesquelles des armes de poing et des pistolets mitrailleurs.

Et pour couronner le tout des menaces de mort contre les policiers (ils font l’objet de « contrats », leurs noms sont tagués sur les murs) amènent les 3 policiers de la BAC qui ont participé à l’échange de tirs avec Karim Boudoula à « demander leur mutation » et vingt autres policiers vont devoir « aller se reposer » (sic, d’après la directrice départementale de la Sécurité publique de l’Isère) ailleurs ainsi que leur famille. Ce sont les policiers qui sont obligés de fuir et non pas les délinquants !

Il parait urgent d’arrêter la continuation de l’immigration ou mieux de l’inverser.

Source : fr.novopress.info

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Persister, surtout quand c’est dur!

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard

Loïc pesta un bon coup et envoya un direct du droit dans le vide, manquant de peu, dans le même mouvement, un record régional de lancer de portable.

Il maugréait de rage. De rage…et de colère…

Et plus particulièrement contre ses propres camarades. De bons amis à vrai dire, prêts à prêter main forte, toujours présents pour débarquer avec un pack de Kro, mais inconstants bien des fois…

Cela faisait pourtant six mois que Loïc réussissait à faire vivoter le « Fight Club » qu’il avait lancé. Un peu pour faire du sport et s’entretenir, beaucoup pour redonner de la combativité et de l’espoir à ses potes de comptoir.
Après les bonnes pêches dans la tête (« viens voir les étoiles » devenait la boutade lancée au néophyte), ils finissaient la soirée parsemant sans pitié la table de quelques cadavres,  Guiness ou Finkbrau selon les moyens consentis. Les conversations allaient alors bon train,  dénigrant le gouvernement, les députés, et égratignant la république.

Les canettes s’alignaient, mais aucun n’oubliait d’abreuver leur « caisse noire ».

Une idée de Pierrick pour payer le houblon et acquérir du matériel de sport.

Chaque mois, ils donnaient même le fond de caisse à Jeannot, clochard-mascotte de leur ville.

Deux étudiants s’étaient joints à eux, puis peu à peu des collègues de bureaux et d’atelier, leur groupe sportif réussissait à réunir huit membres les jours fastes.  Ce soir Loïc aurait volontiers combattu (…SUITE)

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Grenoble : le Raid et le GIPN pour 50 émeutiers !

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, Politique, coup de gueule, par M@quisard

Les évènements survenus dans le week-end à Grenoble posent une question fondamentale : la capacité et la volonté de l’Etat de continuer à assurer la sécurité des citoyens.

La personnalité du braqueur abattu par la police présente un premier élément consternant. Karim Boudouda, à 27 ans, avait déjà été condamné à trois reprises pour des vols à main armée. Je n’ai aucun doute sur la précocité criminelle de ce sympathique personnage (« très apprécié dans son quartier » blablabla), mais en imaginant que celui-ci ce soit lancé dans le banditisme à 17 ans (ou plutôt, se soit fait attraper pour la première fois à 17 ans) et qu’il se soit tout de même laisser quelques mois entre ces trois condamnations, cela nous laisse donc une moyenne de seulement trois ans de prison par braquage ! On comprend que Karim n’ait été que fort peu dissuadé de recommencer…

La personnalité du policier qui a tué le braqueur n’a pas été mise en avant. C’est pourtant un héros. Par ce tir, il a certainement empêché que l’un de ces collègues, ou un simple passant, soit blessé ou tué. Par ce tir, ce policier a aussi rompu avec la logique qui veut que désormais quand on leur tire dessus à balles réelles (c’est devenu le cas dans quasiment toutes les émeutes urbaines depuis Villiers-le-Bel), les policiers gardent le sourire. Cette logique suicidaire qui veut que l’on salue le sang-froid de policiers devenus des cibles pour ball-trap racailleux, qu’on leur remette une jolie médaille quand ils ont été marqués au plomb par la haine de notre civilisation qui s’exprime désormais au grand jour. Sur les t-shirts, dans les « chansons », dans les tags, dans les tirs d’armes à feu.

Mais cette logique malsaine a vite repris ses droits. Le soir même, dans le quartier de la Villeneuve, lors des incidents ayant démarré juste après la prière aux morts de l’imam, les voyous ont tiré sur les policiers. Mais là personne n’a répliqué, des ordres avaient-ils été donnés ? Il est certain que le pouvoir politique aurait du mal à assumer la mort de deux criminels dans la même journée. Tandis qu’un policier abattu, bah…

Mais la Sarkozie veille, et Brice Hortefeux s’est déplacé sur les lieux pour rappeler que force resterait à la loi, « l’état de droit », » et tout ce genre de balivernes qui ne font plus tellement rire les Français. Avec lui, il a emmené 250 policiers supplémentaires, dont des hommes du RAID et du GIPN !

Et c’est bien là que je pense que nous sommes face à un très grave problème… Le RAID (en particulier) et le GIPN, ne sont pas des unités publicitaires, qui doivent servir à montrer à la population que l’on ne cède pas face aux délinquants. Ce sont des corps d’intervention, des policiers d’élite.

Dans tous les médias, on a évoqué une cinquantaine d’émeutiers. Et quand bien même seraient-ils très féroces, est-il réellement nécessaire d’employer le RAID à effectuer du maintien de l’ordre ? Est-il nécessaire de déployer 250 policiers supplémentaires, soit 50 policiers pour 5 racailles ?!

Et si c’était dix cités du 93, trois cités marseillaises et cinq cités de la banlieue lyonnaise qui s’enflammaient en même temps, il enverrait qui Hortefeux ? Ah oui, notre armée, bientôt plus hallal qu’un Quick !

Une cinquantaine d’émeutiers, dans un quartier confiné… M’est avis qu’une équipe de videurs de boîtes de nuit ou un groupe de supporters du PSG un tant soit peu sur les nerfs pourraient les ramener au calme assez rapidement en réalité. Car tout ce qu’il manque au fond, ce n’est que de la détermination…

Ne nous voilons pas la face, une bonne partie des policiers plongés au cœur de ces actes de guérilla (j’adore voir les médias continuer à parler de « violences urbaines » quand on fait feu sur les forces de l’ordre) ont peur.

Pour le plus grand nombre, peur de la hiérarchie et de la justice. Car il ne faut surtout pas de « bavure » (comprenez, réaction virile face à une agression), et ils savent bien que si cela tourne mal, ils seront lâchés par leur hiérarchie et lynchés par la justice. Bien entendu, le pays légal est encore une fois à rebours du peuple qui trouverait les policiers plus sympathiques s’ils mettaient davantage de baffes aux petites racailles et moins d’amendes aux automobilistes.

Pour certains policiers, il existe aussi une réelle peur physique face aux émeutiers. Comprenons bien qu’aujourd’hui de nombreux jeunes entrent dans la police avant tout pour être fonctionnaire, et pas forcément pour faire la chasse aux truands. On peut aussi penser à ces jeunes policiers arrivant de petites villes ou de régions calmes, et se retrouvant confrontés à une agressivité, des démonstrations de haine, dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. Le petit Jean-François qui a passé toute sa jeunesse à Cholet et finit par se coltiner avec les amis de Karim dans les cités de Grenoble n’était pas forcément préparé, et la formation des gardiens de la paix (par déni de réalité comme souvent) n’est pas du tout adaptée à ce type de situations.

N’est-il pas légitime de se demander pourquoi dans un pays aussi violent que les USA, les policiers peuvent patrouiller seul en voiture, alors qu’en France on attend trois véhicules de renforts pour intervenir sur une bagarre ? Les règles ne sont simplement pas les mêmes, et aux USA (comme dans tous les pays du monde !), si un criminel veut pointer son arme sur un policier, il a plutôt intérêt à tirer vite et bien, car il n’aura pas de seconde chance…

Rien ne sert de déployer des effectifs dithyrambiques dans les cités, d’en appeler aux unités d’élite, si l’esprit qui anime les logiques de maintien de l’ordre et de la sécurité dans notre pays ne change pas. Je ne suis pas, on le sait, un grand amateur du « parti de l’ordre » et des envolées sécuritaires (mon fond libertaire étant ce qu’il est, une société policière n’est pas franchement mon idéal). Mais face à la situation telle qu’elle évolue actuellement, les règles d’engagement de la police doivent évoluer (en s’inspirant du cadre régissant les gendarmes dans ce domaine par exemple). La sécurité des biens et des personnes doit redevenir son rôle central, et non pas la collecte de fonds pour un Etat en faillite financière… et morale. Enfin, s’il est évident que de nombreux corps de la fonction publique ont besoin d’une cure d’amincissement, ce n’est certainement pas le cas des forces de sécurité dans leur ensemble. Les violences explosent mais l’on supprime des postes de policiers et de gendarmes, aucun citoyen ne peut le comprendre.

Notre peuple attend ce Ministre de l’Intérieur qui réunira ses troupes dans la cour de la Place Beauveau et commencera son discours en ces termes : « Messieurs, à partir de maintenant, les règles ont changé… »

Philippe Vardon

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De Grenoble à Sarajevo : La France balkanisée

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Je suis en Bosnie depuis plusieurs semaines. La Bosnie est un pays qui parle inconsciemment aux gens : guerre, crimes « contre l’humanité », sang, émeutes, Serbes, Musulmans… Oui, ce pays bénéficie d’une image peu recommandable et fortement dépréciée. La Bosnie a souvent fait la « Une » de l’actualité au gré des évènements tragiques qui s’y déroulaient. Il était alors facile depuis Paris de critiquer les actes et décisions politiques de chaque camp durant le conflit interreligieux (1) des années 90. Chaque intellectuel et expert autoproclamé y allait de sa petite note pour distribuer les bons et les mauvais points, pour expliquer au monde qui étaient les gentils et qui étaient les méchants. Une telle empathie pour le petit peuple bosniaque, belligérant d’un conflit régional, pouvait rassurer les Français. Si ils (les médias, les politiques…) analysaient avec tant de lucidité les dérives de ce peuple lointain dont nous ignorions jusqu’à l’existence, alors nous Français, pouvions être sûr que jamais pareille tragédie ne se déroulerait chez nous : nos élites bienveillantes sauraient assurément nous éviter les pièges qui avaient précipité les « pauvres Bosniaques » dans l’horreur.

Mais voilà, la roue du temps tourne. 15 ans plus tard, c’est désormais la France qui fait la « Une » de l’actualité …en Bosnie ! C’est avec surprise que j’ai découvert dans les journaux bosniens : « Pobuna u Grenoblu» (« émeute à Grenoble ») tandis que tous les habitants locaux s’empressaient de me questionner sur la situation de ma ville natale. Depuis deux nuits, une Guérilla urbaine s’y déroule.
Voitures incendiées, magasins détruits, affrontements avec la police, tout cela est devenu fort banal dans la France de 2010. Si les émeutes de 2005 ont choqué les Français par leur violence, celles qui ont suivi ont eu un impact psychologique moindre. L’Homme est une espèce qui s’habitue à tout, même au pire. Les émeutes de Grenoble provoquent cependant un malaise dans la population française. Ce n’est pas tant le bilan matériel qui surprend, c’est le déroulement de l’émeute ainsi que les discours tenus par les émeutiers qui choque.

La cause de l’émeute est somme toute banale : un braqueur (Karim Boudada) tire à l’arme automatique sur des policiers à la suite d’un braquage, il en blesse légèrement un, les policiers répliquent et Karim meurt d’une balle en pleine tête. Nous pouvons saluer ici le courage et la précision du policier qui en sauvant sa vie en état de légitime défense a  également sauvé celle de ses collègues. Le respect que nous lui témoignons ici sera sans doute le seul dont il bénéficiera, un policier décoré n’étant bien souvent qu’un policier mort. La suite des évènements est symptomatique d’une société malade en état de pré-guerre civile. Une cinquantaine d’amis ou de connaissances de la victime se réunissent dans un parc pour assister à une prière mortuaire récitée par un imam. C’est à la suite de cette prière musulmane que les choses dégénèrent. Les traditionnels feux de voitures laissent place à une attaque organisée de tramway : feu de broussaille en amont et en aval du tram pour le bloquer, irruption dans les rames de 30 « jeunes » armés de battes de base-ball qui font descendre tout le monde avant que la police n’arrive et qu’un affrontement ne débute… La nuit ne fait que commencer ! Des groupes organisés se forment et attaquent les policiers qui essuient de nombreux coups de feu, dont certains sont tirés avec des armes de guerre… Pour la première fois lors d’émeutes en France, les policiers sont obligés de répliquer avec des balles réelles afin de se protéger. C’est un miracle qu’aucun mort supplémentaire ne soit à déplorer.

Hier au soir, selon les médias, « la situation était revenue à la normale après les manifestations de la veille» et « les jeunes étaient très très (2) calmes », « mis à part quelques jets de pierres et de bouteilles », « seulement 15 voitures ont été incendiées »… Le discours médiatique ambiant est consternant et ces journalistes ne manquent pas de toupet ! En plus d’avoir galvaudé le terme « jeune » et celui de « manifestant » pour désigner des « extra-européens » et des « miliciens » (litt. : troupe armée non officielle), voilà que même les notions de « paix » et de « calme » s’en trouvent changées. Le sens donné aux mots est bien sûr relatif et dépend intimement de la culture des peuples, mais qui aurait dit que la notion « d’état de paix » aurait pu changer en seulement 5 ans en France? L’apport culturel de l’immigration est bien, dans ce cas précis, incommensurable !

Supposons que cette guérilla s’arrête dès ce soir. Il n’y aura eu au final aucun mort, seulement des blessés et des dégâts matériels. «Bilan matériel d’une manifestation qui a dégénérée » pourront titrer les « gros »(3) journaux.   Pourtant ces évènements ont quelque chose d’exceptionnel en ce sens qu’ils témoignent d’un tournant historique qui se déroule en France. Le discours des miliciens était teinté de haine et de racisme. Un policier témoigne : « « Les jeunes m’ont dit : vous avez tué un des nôtres. De toutes les manières, vous êtes une sale race, on va vous tuer aussi », « Tout ce qui est européen, on va tirer dessus » dit-il avoir également entendu. Ces propos n’expriment pas des « problèmes sociaux-économiques », schéma explicatif que reprendront les bien pensants du système pour excuser cette violence qu’ils sont incapables d’analyser selon les critères pertinents du 21ème siècle : la religion et l’ethnie, mais bien une haine insupportable se basant sur la couleur de la peau et l’assimilation de la police républicaine aux Blancs en général. Nous n’avons également pas à faire à une minorité de « voyou » mais à une minorité tout court qui reste unie et soudée derrière ses miliciens. « Au passage des CRS, une femme âgée leur crie : « Rentrez chez vous ! ». « Les flics, quand on en a besoin, ils sont jamais là, zéro. Et quand on n’ en a pas besoin, ils viennent. C’est à cause d’eux tout ça », accuse une jeune femme en djellaba bleue. Toutes les mamans, elles sont venues et elles ont vu le corps par terre. Qu’est-ce que ça veut dire tout ça ? Les enfants sont choqués. « Les flics sont des chiens » , ajoute une trentenaire portant le voile intégral. »(4)

Je regarde également avec consternation l’incapacité de la république française à rétablir l’ordre. Brice Hortefeux a besoin d’envoyer l’élite de la police française (RAID et GIPN) en renfort pour calmer une cinquantaine d’émeutiers qui agissent dans un quartier… Mais qu’aurait fait monsieur Hortefeux s’il avait dû faire face à l’UCK ou aux milices musulmanes de Bosnie ? Que fera-t-il lorsque ce ne sera plus une mais dix ou cent cités françaises qui s’embraseront simultanément ? Les politiciens qui hier ont condamné les forces paramilitaires serbes du Kosovo et de Bosnie qui protégeaient les leurs des Musulmans sont en train de créer toutes les conditions pour qu’apparaissent en France des « contre-milices ». Car parlons sans détours : faudra-t-il qu’un jour le peuple français (ou « gaulois », le mot français ayant été lui aussi galvaudé) se protège lui-même de ceux qui veulent « tirer sur les Européens », puisque l’Etat n’est pas capable de le faire ?

Nos politiciens ne font cependant aucune erreur, car pour se tromper il faut agir. Eux ne font rien. Milosevic le damné s’est souvent trompé, mais il a agi, et pour cela il est encore respecté dans son pays à défaut d’être aimé. De la même façon, les donneurs de leçons d’hier se taisent aujourd’hui. Il était simple, hier, de jacasser sur une situation inconnue en restant bien au chaud à des milliers de kilomètres de la guerre, il est plus compliqué aujourd’hui de faire face à un conflit inévitable qui se dessine en bas de chez soi.

Les rues enflammées de Grenoble et son tramway attaqués sont non loin du lieu où j’ai grandi. J’écris actuellement ces lignes à côté d’une mosquée wahhabite financée par les pays arabes. Je ne suis pas un grand intellectuel, ni un philosophe, ni un diplômé de l’ENA, mais à la différence des précités  je vis dans l’Europe réelle. Ce que j’entends de la bouche de mes amis qui vivent à la Villeneuve (5) m’en apprend plus sur la réalité de mon pays que les « actus » télé. Une discussion au café, entre deux appels du muezzin,  avec un réfugié de Bosnie m’en apprend plus sur l’avenir de mon continent qu’une analyse géopolitique. De ces deux cas je ne tire qu’une seule conclusion : il faut agir, et vite.  A la différence de ceux qui balancent mots et concepts comme on jette des confettis, j’ai pu découvrir au Kosovo ou en Bosnie les conséquences de toutes leurs inepties. Je ne souhaite pas que cela se reproduise en Europe et particulièrement dans ma patrie charnelle. Il faut prendre acte de ce qu’il se passe à Grenoble et nommer les choses telles qu’elles sont. Nous avons à faire à un conflit entre une minorité musulmane majoritairement issue du Maghreb et un Etat corrompu jusqu’à la moelle qui se voudrait multiethnique mais qui n’est que multi raciste. Ce dernier ne représente en rien l’intérêt des Français et il serait prêt à tous les compromis pour acheter quelques mois de paix (relative) même si cela doit se faire au détriment de notre peuple. Lafontaine nous a appris que la loi du plus fort est toujours la meilleure et nous découvrons chaque jour cette triste réalité. A nous donc de devenir les plus forts !

Je ne doute pas de la capacité des Européens à se réveiller. Non, ce qui m’inquiète c’est la façon dont nous serons traités lorsque nous nous réveillerons. Serons-nous les Serbes du 21 ème siècle, éternels coupables de tous les maux ? Le nouvel ordre mondial qui découlera de l’explosion des sociétés multiraciales aura-t-il intérêt à nous soutenir nous, eux, ou tout simplement à maintenir un état de trouble permanent (comme c’est le cas dans les Balkans) ? A vrai dire peu importe. Un peuple qui lutte ne meurt jamais même si ses souffrances sont énormes, l’histoire reprend toujours son cours. Ce qui paraît clair aux yeux de tous désormais c’est que la société qui arrive sera violente. Et comme me le disait très justement un réfugié de Knin  « nous nous avons eu la Serbie pour nous réfugier, vous vous n’aurez nulle part où aller, vous n’aurez pas d’autre choix que de rester et de tenir !». Alors pensons à ces Européens dont personne ne parle, à ceux qui tiennent ce soir dans des cités françaises tels des Serbes enclavés au Kosovo.

Arnaud Borella-Gouillon

(1)    On entend souvent parler de « conflits interethniques » pour la Bosnie. Ce terme est cependant mal adapté, l’ethnie des Serbes et des Musulmans (et des Croates) étant la même. Seul la culture et la religion les différencient.
(2) Vous remarquerez que l’adverbe « très » est désormais systématiquement doublé dans la langue française. Très très bien, très très beau…
(3) : le « gros » journal est un journal normal qui s’alimente en mauvais articles. La malbouffe journalistique est partout, prenez garde !
(4) : source : LCI
(5) : le quartier où se déroule la guérilla

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Viols, séquestrations, fusillades : Grenoble ville sensible

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Ils veulent tuer des Européens à Grenoble !

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A la suite d’une prière au mort récitée hier au soir par un imam, une véritable guérilla urbaine a opposé musulmans et forces de l’ordre à Villeneuve. Voici l’article de TF1 News sur cette émeute ethnico-religieuse qui a touché notre ville cette nuit.

Alors que le quartier de la Villeneuve, à Grenoble, a vécu une nuit de heurts violents, les casseurs crient leur haine des policiers. Syndicats de police et élus locaux réclament des moyens supplémentaires alors que le « seuil de rupture » est atteint.

« C’est Beyrouth. Je te jure, c’est Beyrouth ! » s’exclame un habitant du quartier de la Villeneuve en voyant passer des voitures de police toutes sirènes hurlantes. Au-dessus des immeubles, dans le ciel nocturne, passe un hélicoptère de la gendarmerie, équipé de projecteurs et d’une lumière infrarouge pour filmer les attroupements. Des CRS tentent d’encercler des petits groupes de jeunes, insaisissables, qui courent et cassent tout ce qui se trouve sur leur chemin. Une quinzaine d’entre eux, certains le visage masqué par un T-shirt blanc, détruisent deux abribus avec des battes de base-ball. « Les jeunes m’ont dit : vous avez tué un des nôtres. De toutes les manières, vous êtes une sale race, on va vous tuer aussi« , assure de son côté un policier déployé à la Villeneuve, confirmant la haine de la police exprimée par de nombreux jeunes du quartier. « Tout ce qui est européen, on va tirer dessus« , dit-il avoir également entendu.

* Scènes de guérilla urbaine à Grenoble

Des groupes de jeunes armés de battes de base-ball et de barres de fer, voire d’armes à feu, ont affronté les forces de l’ordre pendant une partie de la nuit dans un quartier sensible de Grenoble. A l’origine de ces heurts : la mort d’un jeune poursuivi après un braquage.

* Un mort dans le braquage d’un casino

Après avoir dérobé entre 20 000 et 40 000 euros au casino d’Uriage-les-Bains près de Grenoble, deux malfaiteurs ont été poursuivis par une patrouille de police et de gendarmerie. Après un échange de tirs, un voleur est mort et l’autre a pris la fuite.

Des riverains de tous âges, personnes âgées comme enfants, descendent dans la rue pour regarder les scènes de violence, et expriment eux aussi leur colère. Au passage des CRS, une femme âgée leur crie : « Rentrez chez vous !« . « Les flics, quand on en a besoin, ils sont jamais là, zéro. Et quand on en a pas besoin, ils viennent. C’est à cause d’eux tout ça« , accuse une jeune femme en djellaba bleue, descendue dans la rue à une heure avancée de la nuit alors que les forces de l’ordre tirent des flash-balls en l’air pour disperser les groupes. « Toutes les mamans, elles sont venues et elles ont vu le corps par terre. Qu’est-ce que ça veut dire tout ça. Les enfants sont choqués. Les flics sont des chiens« , ajoute une trentenaire portant le voile intégral, descendue vérifier que sa voiture ne brûlait pas. Un groupe de sexagénaires se lamente : « les jeunes déconnent. Ils n’ont plus rien dans la tête. Il ne faut pas qu’il y ait un autre mort, ça sert à rien tout ça« , lance l’un d’entre eux.
« Ils l’ont laissé crever par terre »

La police affirme avoir agi en état de légitime défense lors de la mort de Karim Boudada, poursuivi jusque dans le quartier de la Villeneuve après le braquage du casino d’Uriage-les-Bains. Selon les forces de l’ordre, les malfaiteurs ont ouvert le feu avec des fusils d’assaut, blessant un policier à la tête. Les policiers assurent qu’ils ont alors riposté, tuant l’un des deux braqueurs, pendant que l’autre parvenait à prendre la fuite à pied.

Mais dans le quartier de la Villeneuve, la thèse ne passe pas, malgré l’annonce d’une autopsie samedi, qui doit préciser les circonstances de la mort de cet « enfant du quartier« , et le lancement d’une enquête par l’Inspection générale de la police nationale. « Le quartier a très mal vécu la mort du jeune. Ils l’ont laissé crever par terre, ils ont laissé son corps sur le bitume au lieu de le transporter« , affirme un habitant, répétant à l’envi la thèse qui circule dans ce quartier populaire de la Villeneuve. « Le sang venait de la tête. Il avait pas de cagoule. C’est sûrement les flics qui l’ont enlevée« , assure pour sa part un jeune se disant témoin des échanges de tirs avec les policiers. Lui aussi accuse les services de secours de n’avoir pas tenté de le réanimer.
Des effectifs de police en baisse

Face à la recrudescence de violences dans la région depuis plusieurs mois, le secrétaire départemental du syndicat SGP-FO, Daniel Chomette réclame des « effectifs supplémentaires » pour sécuriser l’agglomération grenobloise, touchée par une récente vague de violences, assurant que la police a « atteint un seuil de rupture« . Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat Unité SGP-Police, souligne que les effectifs de la sécurité publique de Grenoble ont subi une « baisse de 20% » depuis 2008. Dans le même temps, dit-il, une vingtaine d’homicides ont été commis ces dernières années dans des affrontements entre bandes rivales grenobloises et les attaques à main armée se sont multipliées dans la région. Nicolas Comte demande « expressément des renforts de policiers nationaux » dans la circonscription de Grenoble. Le syndicat Alliance s’inquiète pour sa part de voir qu’une nouvelle fois « des criminels lourdement armés n’ont pas hésité à tirer à plusieurs reprises sur des policiers pour couvrir leur fuite« . Il rappelle le meurtre d’une policière municipale à Villiers-sur-Marne, près de Paris, le 20 mai dernier.

Quant au député-maire PS de la ville, Michel Destot, il a de nouveau réclamé la tenue d’un « Grenelle de la Sécurité urbaine qui réunisse, aux côtés des ministres compétents, les principaux élus et les préfets afin qu’une stratégie commune soit élaborée, notamment en terme d’affectation de moyens« .

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Guérilla urbaine à Grenoble

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

A la suite d’une prière au mort récitée hier au soir par un imam, une véritable guérilla urbaine a opposé musulmans et forces de l’ordre à Villeneuve. Voici l’article de LCI sur cette émeute ethnico-religieuse qui a touché notre ville cette nuit.

Les premiers incidents à Grenoble  ont commencé vendredi vers 23h30. Il y a eu tout d’abord l’attaque d’un tramway par des jeunes du quartier sensible de la Villeneuve. « Ils ont mis des feux de broussailles devant et derrière. Ça a fait stopper le tramway dans lequel sont rentrés une trentaine d’individus cagoulés et armés de battes de base-ball et de barres de fer », raconte Brigitte Jullien, directrice départementale de la sécurité publique de l’Isère. « Ils ont fait descendre les gens qui ont eu très très peur. La police est intervenue rapidement et a pu faire repartir le tramway ». Mais ce n’était qu’un début : « Après, ça a continué sur des incendies de véhicules, sur des arrivées de policiers et de pompiers pris à partie ». Des heures de violences et de jeu du chat et de la souris entre des jeunes incendiant des véhicules ou des commerces pour attirer la police dans des guet-apens, et des forces de l’ordre mobilisées toute la nuit face à un adversaire insaisissable.

Bilan de cette nuit mouvementée : entre cinquante et soixante voitures brûlées, ainsi que des commerces… et deux arrestations. Des coups de feu ont été échangés, sans faire de blessé : Brigitte Jullien évoque des « tirs au pistolet automatique sur des policiers, qui ont riposté à quatre reprises ». C’était vers 2h30 du matin : un homme qui était en train de manifester au sein d’un groupe d’une quarantaine de personnes a sorti une arme de poing et a tiré en direction des forces de l’ordre. Les policiers ont alors fait usage de leurs armes afin de disperser la foule et « d’assurer leur sécurité ».

Un quartier sous surveillance

A l’origine de cette éruption de violence : la mort d’un jeune originaire du quartier, poursuivi par la police après avoir participé au braquage du casino d’Uriage-les-Bains, près de Grenoble. Agé de 27 ans, Karim Boudouda avait déjà été condamné trois fois aux assises pour vol à main armée. Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, avec un complice, il s’était fait remettre le contenu de la caisse sous la menace d’armes lourdes, avant d’être pris en chasse par des policiers. La course-poursuite, émaillée de coups de feu, s’était achevée tragiquement en plein quartier de la Villeneuve.

« Les malfaiteurs ont arrêté leur véhicule… Ils ont ouvert le feu à au moins trois reprises vers les policiers », avait déclaré dans l’après-midi le procureur de la République de Grenoble, Jean Philippe. « Les policiers de la BAC ont alors riposté », touchant Karim Boudada à la tête, avait-il précisé, évoquant la « légitime défense », une version contestée par les jeunes de la Villeneuve, qui crient vengeance et haine de la police. Sur place, les policiers ont retrouvé « une partie », voire « la totalité du butin », entre 20.000 et 40.000 euros, dans un sac à l’arrière du véhicule des malfaiteurs. Il s’agissait du troisième braquage de casinos de groupes français dans la région Rhône-Alpes et en Suisse voisine depuis quelques mois.

C’est après une prière au mort récitée dans la soirée par un imam, écoutée en silence par une cinquantaine de jeunes rassemblés dans un parc, que la situation a dégénéré. De petits groupes de casseurs ont alors commencé à s’en prendre, à coups de battes, à des abribus, puis à un tramway, et les premiers gaz lacrymogènes ont été tirés – prélude d’une nuit de violences. Samedi matin, le quartier de la Villeneuve était encore sous surveillance par crainte de nouveaux incidents. Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, est attendu sur place dans la journée.

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Un braqueur tué à Grenoble, un policier blessé

Categorie(s) : La vie sous l'occupation, par M@quisard

La fusillade a eu lieu à Grenoble, aux premières heures de vendredi, entre 1 heure et 2 heures du matin, après une course-poursuite entre braqueurs et policiers ; lors de cette confrontation, un malfaiteur a été abattu et un policier a été blessé à la tête.

Selon une source proche de l’enquête, les deux hommes poursuivis venaient de braquer le casino d’Uriage-les-Bains, en Isère. Pris en chasse par des voitures de police et de gendarmerie, les deux malfaiteurs, armés d’un fusil d’assaut et d’un pistolet-mitrailleur, ont commencé à tirer sur une voiture de police à Grenoble, blessant légèrement un policier.

La BAC a alors pris le relais, poursuivant les voleurs ayant abandonné leur voiture et le butin. Un des braqueurs, âgé de 24 ans, qui portait un gilet pare-balles et une cagoule, a été abattu alors qu’il continuait à tirer sur les policiers au cours de sa fuite à pied. Son complice est quant à lui toujours en fuite. Il s’est échappé à travers le quartier de la Villeneuve, qui a été survolé par les hélicoptères pendant une partie de la nuit, en vain.

Quant au butin du braquage, il a été retrouvé dans une voiture abandonnée dans leur fuite par les assaillants du casino. La police judiciaire est saisie de l’enquête. L’Inspection générale de la police nationale a également été saisie.

Les braquages se sont multipliés ces derniers mois dans la région Rhône-Alpes, notamment dans des bijouteries de la région lyonnaise. Une bijouterie a ainsi encore été braquée jeudi à Lyon par des voleurs qui ont légèrement blessé par balles un employé avant de prendre la fuite.

TF1 News

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Nos Anciens: Capitaine Jean-Marie BULLE

Categorie(s) : Culture enracinée, La vie sous l'occupation, Politique, par M@quisard

A l’entrée en guerre, le lieutenant Jean-Marie Bulle est affecté au 80° BAF, engagé en haute Tarentaise. Le 21juin, il repousse l’assaut d’un bataillon italien au terme d’un exploit unique dans la guerre en montagne : il descend en rappel du haut de la Tête d’Enclave, à 2 800 mètres d’altitude, en pleine tourmente ; accroché dans la paroi, il tire au FM sur les avant-gardes ennemies, les mettant en déroute. Au 6° BOA jusqu’à sa dissolution, il dirige ensuite les maquis du Beaufortain, parvenant à constituer un bataillon de mille cinq cents volontaires qui inflige de cuisants revers à l’adversaire. Le 21 août 1944, alors qu’il tente d’obtenir, sans effusion de sang, la reddition de la garnison d’Albertville encerclée par ses troupes, il est abattu par un officier hitlérien, au mépris de toutes les lois de la guerre.

(d’après un site personnel)

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