L’enthousiasme universel …

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Hypocrisie

Hypocrisie: « Incapables de saisir l’importance des différences de classe dans la formation de nos attitudes envers la vie, les libéraux de la bourgeoisie aisée ne parviennent pas à prendre la mesure de la dimension de classe caractérisant leur obsession pour la santé et la droiture morale. Ils ont du mal à comprendre pourquoi leur conception hygiénique de la vie n’arrive pas à susciter un enthousiasme universel. Ils ont entrepris d’aseptiser la société américaine : il s’agit de créer un « environnement » sans fumeurs, de tout censurer, depuis la pornographie jusqu’au « discours de haine », et en même temps, de façon incongrue, d’élargir le champ du choix personnel dans des questions où la plupart des gens éprouvent le besoin de disposer de solides orientations morales. Lorsqu’ils se trouvent confrontés à de la distance devant ces initiatives, ils révèlent la haine venimeuse qui se cache pas loin sous le masque souriant de la bienveillance bourgeoise. La moindre opposition fait oublier aux humanitaristes les vertus généreuses qu’ils prétendent défendre. Ils deviennent irritables, pharisiens, intolérants. Dans le feu de la controverse politique, ils jugent impossible de dissimuler leur mépris pour ceux qui refusent avec obstination de voir la lumière — ceux qui « ne sont pas dans le coup », dans le langage auto-satisfait du prêt-à-penser politique. »

Christopher Lasch, La Révolte des Élites et la trahision de la démocratie (1995) p.40

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Si vous êtes trop lâches pour regarder ce monde en face…

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trop lache
 »

[...] Si vous êtes trop lâches pour regarder ce monde en face afin de le voir tel qu’il est, détournez les yeux, tendez les mains à ses chaînes. Ne vous rendez pas ridicules en prétendant y voir ce qui n’existe que dans votre imagination ou dans le bavardage des avocats.
Ne commettez pas surtout l’infamie de lui prostituer le mot de Révolution, ce mot religieux, ce mot sacré, tout ruisselant à travers les siècles du sang des hommes. Ne lui prostituez pas non plus le mot de progrès. Jamais un système n’a été plus fermé que celui-ci, n’a offert moins de perspectives de transformations, de changements, et les catastrophes qui s’y succèdent, avec une régularité monotone, n’ont précisément ce caractère de gravité que parce qu’elles s’y passent en vase clos […] On a dit parfois de l’homme qu’il était un animal religieux. Le système l’a défini une fois pour toutes un animal économique… »

Georges Bernanos

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Le feu est vert …

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chartreuse

Aujourd’hui, les liqueurs sont produites à Voiron en utilisant un mélange de plantes et d’herbes préparé par deux moines du monastère de la Grande-Chartreuse. La recette exacte de la chartreuse demeure secrète et n’est connue que des deux moines qui préparent le mélange végétal. La recette ne faisant pas l’objet d’un brevet, son secret n’expire pas et permet donc de préserver le monopole de l’ordre cartusien…

Les principales liqueurs Chartreuse sont :

  • L’Élixir végétal de la Grande-Chartreuse : élaboré selon la recette originale fournie en 1605, sa fabrication nécessite 130 plantes, pour un degré d’alcool de 71°. Il se consomme en grog, dans des infusions ou sur un morceau de sucre.
  • La Chartreuse verte : sa couleur unique est due aux 130 plantes qui la composent (le pigment vert essentiel est la chlorophylle), et son degré d’alcool est de 55°. Elle se déguste en général glacée, en digestif ou en cocktails.
  • La Chartreuse jaune : fabriquée avec les mêmes plantes que la Verte mais dans des proportions différentes, elle est plus douce et plus moelleuse et titre à 40° d’alcool. Le pigment naturel qui lui donne sa couleur est le safran.
  • La Chartreuse jaune/verte de Tarragone : chartreuse élaboré à Tarragone en Espagne entre 1903 et 1989.

Les cuvées spéciales sont :

  • La Chartreuse V.E.P. : lorsque la liqueur subit un vieillissement exceptionnellement prolongé, elle acquiert une saveur subtile et moelleuse qui lui confère cette appellation spéciale. Les deux versions obtenues, la Verte (54°) et la Jaune (42°), sont mises dans des bouteilles numérotées, copies conformes de celles de 1840, et leur bouchon est scellé à la cire. La Chartreuse V.E.P. est commercialisée depuis 1963. Trois essais ont été fait en 1932, 1940, 1944, ces millésimes ont été édités à environ 800 exemplaires par année.
  • La Chartreuse blanche : cuvée élaborée pendant les périodes 1860-1880 et 1886-1900. Il s’agit d’une chartreuse jaune avec moins d’herbes et dont on a supprimé l’étape de coloration. Cette liqueur était plus douce et moins onéreuse. Pendant la deuxième période son taux d’alcool passe de 43% à 37%.
  • La Liqueur du 9e Centenaire : créée en 1984 pour commémorer les 900 ans de la fondation de la Grande Chartreuse (en 1084), cette boisson (47°) entièrement naturelle a les mêmes caractéristiques que la Verte, quoique plus douce. Elle est présentée dans une bouteille anniversaire numérotée de 70 cL, identique à celle utilisée au XXe siècle.
  • La Chartreuse 1605 : pour commémorer la remise du manuscrit de la recette par d’Estrée il y a 400 ans, les Chartreux font renaître une liqueur d’élixir (56°) plus proche de la première Chartreuse verte, avec un goût authentique plus impétueux.
  • La Cuvée des MOF : cette cuvée de jaune (45%) est née en 2008 de la collaboration des pères chartreux avec les meilleurs ouvriers de France sommeliers.
  • La Chartreuse jaune/verte Santa Tecla : depuis 1999, Chartreuse diffusion sort une édition spéciale en Septembre à l’occasion des fêtes de Santa Tecla à Tarragone.
  • La Tarragone Jaune du siècle : il s’agit d’un assemblage de plusieurs millésimes de Chartreuse Tarragone: 1906, 1910, 1920, 1930, 1948, 1951, 1961, 1967, 1973, 1980. Cette cuvée limitée à 512 exemplaires a été réalisé par Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde 2000) et les pères chartreux.
  • Les Chartreuses épiscopales : il s’agit d’une chartreuse 2/3 de jaune 1/3 de verte. Première édition en 1990 et édité a 20 000 flacons. Deuxième édition en 1999: L’épiscopale du 3ème millénaire. Troisième édition en 2003 : une petite bouteille argentée est éditée à 5 000 exemplaires. L’épiscopale du Club des fous de Chartreuse est sortie en 2005 à 1 000 exemplaires et quelques jéroboams.
  • L’ Eau-de-vie : Elle a été fabriquée en 1941 à Aigues-vives et seulement commercialisée dans les années 1990.

Bien que dégustée généralement en digestif, la Chartreuse entre dans la composition d’un nombre croissant de cocktails, parmi lesquels certains sont devenus traditionnels. On peut citer, de manière non exhaustive :

  • Green chaud : un trait de Chartreuse verte dans une tasse de chocolat chaud bien crémeux ;
  • Épiscopale : deux doses de Chartreuse jaune pour une de Verte ;
  • Shuttle : deux doses de Chartreuse jaune pour une de whisky ;
  • Chartreuse tonic : un trait de Chartreuse dans de l’eau tonique ;
  • Chartreuse orange : un trait de Chartreuse dans un jus d’orange.

La Chartreuse peut également être utilisée en cuisine, pour aromatiser le chocolat, les crêpes, la crème glacée ou les sorbets …  A votre santé !

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Le Temps de vivre

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vivre

Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l’aube au jour qui baisse,

Garde ton âme ouverte aux parfums d’alentour,
Aux mouvements de l’onde,
Aime l’effort, l’espoir, l’orgueil, aimel’amour,
C’est la chose profonde;

Combien s’en sont allés de tous les coeurs vivants
Au séjour solitaire
Sans avoir bu le miel ni respiré le vent
Des matins de la terre,

Combien s’en sont allés qui ce soir sont pareils
Aux racines des ronces,
Et qui n’ont pas goûté la vie où le soleil
Se déploie et s’enfonce.

Ils n’ont pas répandu les essences et l’or
Dont leurs mains étaient pleines,
Les voici maintenant dans cette ombre où l’on dort
Sans rêve et sans haleine ;

— Toi, vis, sois innombrable à force de désirs
De frissons et d’extase,
Penche sur les chemins où l’homme doit servir
Ton âme comme un vase,

Mêlé aux jeux des jours, presse contre ton sein
La vie âpre et farouche ;
Que la joie et l’amour chantent comme un essaim
D’abeilles sur ta bouche.

Et puis regarde fuir, sans regret ni tourment
Les rives infidèles,
Ayant donné ton coeur et ton consentement
À la nuit éternelle.

Anna de Noailles, Le Temps de vivre.

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Qu’est ce que notre patrie ?

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notre terre

« Sans doute défend-on d’abord une patrie, mais le mot lui-même comporte plusieurs sens ; lequel choisir ? La patrie, c’est d’abord simplement un coin de terre : c’est ma maison, mon champ, mon village, ma famille, les miens, c’est ce que le regard embrasse quand il fait le tour de l’horizon, un certain climat, certaines habitudes que j’ai en commun avec mes voisins, certaines cultures : voilà bien une patrie et qui peut être menacée : alors je la défends contre l’invasion qui ruinerait la terre, incendierait les maisons, coûterait peut-être la vie à ma femme et à mes enfants ; le sens est clair. Et il y a une autre patrie, dont le sens n’est pas moins clair : la patrie historique, la patrie qui résulte d’une langue commune, d’événements vécus en commun à travers les siècles, de tout un ensemble de traditions qu’ont eu en commun les petites patries locales qui sont devenues ainsi une nation. Il faut pousser encore plus loin et, par-delà les croyances particulières et les lois particulières, descendre jusqu’à un principe plus universel encore : un certain sens du sacré, qui est ce que l’Occident a connu de plus précieux. »

Charles Ferdinand RAMUZ (1878-1947)

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Le culte du courage …

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culte

« Nous étions élevés dans le culte du courage, de l’endurance quotidienne, silencieuse. Pas la moindre nervosité dans notre éducation. Nos parents étaient de nerfs solides. Je ne les ai jamais vus abattus, découragés devant l’épreuve, la tâche trop lourde. Il arrivait à notre mère d’essuyer une larme du coin de son tablier. Sa calme énergie rebondissait aussitôt sous le coup d’un ressort merveilleux, celui d’une foi simple, vivante, en la Providence qui n’abandonne jamais. Oh ! le courage de ces anciens ! Quand je ressuscite en ma mémoire ces jours de jadis, je me demande encore par quel miracle nos parents parvenaient à joindre les deux bouts. Quels muscles solides, physiques et moraux, il leur fallait pour résister à leur vie harassante ! Debout à cinq heures du matin, ils trimaient tout le jour, et tard dans la soirée, presque jamais sans la moindre détente. Notre père n’était pas seulement un agriculteur ; c’était aussi un artisan. Il travaillait le bois, le cuir, le fer. Rien des instruments de la ferme ne se fabriquait ailleurs que dans l’atelier familial. Notre mère boulangeait, cousait, tricotait, tissait, blanchissait. Elle faisait tous nos habits, en tissait au métier une bonne part ; elle trouvait même le temps de tisser de la catalogne pour les autres, pour arrondir le pécule ; elle tressait nos chapeaux de paille, plissait nos souliers de bœuf, entretenait son jardin, fabriquait son savon, voyait à la basse-cour, trayait les vaches, et les jours de presse, elle trouvait encore le temps d’aller donner un coup de main aux travaux des champs. Un soir qu’après l’école je m’en allais chercher les vaches, je me souviens d’avoir vu ma mère sur un haut mulon de grain, en plein champ. La fourche à la main, elle servait la batteuse. Oui, race de braves gens, dont la race paraît éteinte, et qui se proposait bien de ne pas faire de nous des mauviettes. Religion non de paroles que celle de notre foyer, mais religion en action. »

Chanoine Groulx

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Allez de l’avant !

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Allez de l'avant

« Enfants de France, les tartuffes du nouvel ordre prêchent l’union. Nous savons ce qu’ils entendent par là. Les hommes de la capitulation vous invitent à capituler une fois de plus avec vos idéals et vos drapeaux. Moi je vous dis : allez de l’avant, marchez droit demain vers ce qui vous semblera juste et vrai. Les homme de la déroute font semblant de pleurnicher en s’accusant de s’être combattu au nom des principes. Ils mentent. C’étaient bien plutôt les convictions qui manquaient à notre pays, mais il regorgeait d’intérêts et d’appétits, de sceptique et de cynique.
Allez de l’avant ! Débrouillez vous ! Il est bon qu’il y ait chez nous des communistes, des anarchistes, des royalistes, des socialistes, s’ils sont sincères – pourvu qu’on en ait fini avec les conservateurs. Il est bon qu’il y ait des croyants et des incroyants, des croyants pour servir le Bon Dieu, des incroyants pour faire honte à ceux qui croient le servir en méprisant leur prochain, aux bigots fanatiques, aux gens d’église ambitieux. Il est bon qu’il y ait des anarchistes pour cracher à la figure des lâches qui nourrissent l’abject espoir d’être, de la naissance à la mort, entretenu par l’état. L’union d’un grand peuple ressemble à l’équilibre d’un homme qui marche, elle se défait et se refait sans cesse.
Allez de l’avant ! Vous n’avez à haïr que les traitres, à mépriser que l’imposture. A condition que vous restiez loyaux et sincères, le génie français se chargera de simplifier et de réconcilier pour vous. Que vos opinions diffèrent, qu’importe, si vous restez d’accord sur l’honneur et la justice ?
Nous avons failli périr non de la lutte des idées, mais de la démission des consciences»
Bernanos , « Le lendemain c’est vous. »
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La Nation, la Province… et l’Europe!

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Suite de l’article Identité Régionale et Cohésion Nationale.

Identitaires, nous sommes attachés tout d’abord à nos familles, qui sont la base de toute société, puis à nos villages et enfin à notre Patrie. Mais la Patrie comporte deux faces toutes autant aimables: la Province, avec son histoire locale et ses coutumes, et la Nation, avec sa langue unificatrice, l’histoire commune faite de guerres, d’arts et de réalisations glorieuses.

En ce sens, aimer la Province, c’est s’approprier l’histoire, et même l’identité du lieu où l’on vit. Cultiver en nous ce sentiment d’attachement à la Terre et à la Culture au niveau local ne peut que nous pousser à mieux aimer la Nation. En effet, historiquement, la Patrie Française est faite de la fédération, autour du Pouvoir Royal, des Provinces, véritables petites républiques autonomes.  Autonomes mais non indépendantes, la différence est de taille.

Plus proche de nous, repensons aux maquisards, jeunes et moins jeunes hommes, qui par amour pour leur Province, parce qu’ils refusaient que leur village de Savoie, ou du Dauphiné soit occupé par les troupes étrangères se sont battus, parfois jusqu’au sacrifice ultime. C’est la soif de Liberté pour leur bout de terre, leur clocher, qui a poussé ces centaines de combattants de l’ombre à lutter au quotidien, pour finalement arracher de la terre de France des armées porteuses de valeurs totalement opposées à nos traditions ancestrales.

L’Attachement à la Nation s’incarne donc d’abord en connaissant la Province où l’on habite, où l’on travaille, où l’on aime : avant les grands discours sur le Drapeau, vivons enracinés dans notre Petite Patrie.

Une personne cohérente prête à défendre son village, le sera aussi pour servir la France.

Enfin, n’oublions pas que l’Europe constitue le troisième niveau de notre identité: lutter au quotidien pour une Province aimée, dans une Nation forte, pour une Europe puissante, voilà l’état d’esprit d’un Maquisard.Patria nostra~www.maquisards.com~

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Identité Régionale et Cohésion Nationale

Categorie(s) : Culture enracinée, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard

La mouvance identitaire, en ses divers aspects ( associations de jeunesse , mouvements caritatifs ,  groupes de militants adultes et posés ) est aujourd’hui sinon installée du moins bien présente dans la paysage politique Français.
Aussi le temps est-il venu de répondre à des critiques émanant parfois d’une certaine droite, d’autre fois d’une certaine gauche, et quasiment toujours de personnes ne nous connaissant pas.

Tout d’abord, précisons que si nous sommes Identitaires, c’est que quelque chose de fort nous différencie des mouvements nationalistes, tout comme quelque chose nous différencie de la « droite ».
Pour autant, les partis et organisations sus-cités ne sont pas pour nous des adversaires: nous apportons des réponses parfois différentes à un constat partagé sur une civilisation qui se suicide quotidiennement, préférant l’orgasme consumériste et uniformisateur aux joies simples du devoir accomplit, de plaisirs authentiques et sains.

La « droite Nationale » dans son ensemble applique en général un reproche majeur aux Identitaires: en prônant la Région nous ferions le jeu des fossoyeurs de la France.

Or, la Patrie n’est pas pour nous un vague concept jacobin qui voudrait qu’un garçon de Lens-en-Vercors (Dauphiné) ait exactement la même culture qu’une fille de Locminé (Bretagne)… La patrie est d’abord charnelle, c’est étymologiquement la Terre des Pères.
Toutefois, avec le nomadisme généralisé et les déménagements à répétition, la notion de Sol des Ancêtre a tout de même un peu de mal à exister.

Ce constat étant posé, il s’agit de se ré-enraciner.

Le réenracinement constitue donc pour nous une priorité, non pas par idéologie éthérée, mais par pragmatisme patriote. En effet, si l’attachement à la Province se relativise, ce n’est pas toujours, loin s’en faut , au bénéfice de la Nation.

Cela, les bardes du groupe Vae Victis* le chantaient déjà fort bien en 2000:

« Les républicains et les jacobins ont voulu te faire taire »
« Ils ont déjà brisé l’âme des régions, c’est au tour des nations,
mélangées, diluées et standardisées par la mondialisation
»

* Vae Victis, « Pas de Liberté », album Hors la Loi, 2000

La suite demain…si vous êtes sages

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La promesse formidable…

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certains y croient encore !

Dans l’église silencieuse, le jeune couple agenouillé se recueille.

Les sceptiques et les indifférents masquent leurs bâillements et jettent des regards agacés sur leurs montres. Aucun n’ose pourtant troubler d’un quelconque bruit cet instant qu’ils jugent théâtral mais qu’un sentiment ancestral et inconscient leur interdit de railler. Même l’oncle Jean, acharné du déclencheur photographique, a délaissé temporairement son appareil.

La promesse formidable va être prononcée, celle qui ne résiste désormais plus qu’une fois sur dix aux obstacles, pourtant bien misérables, de l’existence, mais qu’on continue à balbutier par convention sociale ou tradition familiale, sans penser que c’est notre âme qui meurt si l’on ne s’y conforme pas.

Si notre parole succombe, tout est alors permis. A commencer par le pire.

Jeunes et beaux, peut-être trop, les deux futurs époux se relèvent pour recevoir la bénédiction mariale

C’est maintenant que tout commence, que la facilité de la passion va laisser place aux rigueurs pénibles et merveilleuses du devoir et du travail, que de la fusion va naître la construction et que le temps, ce tamis suprême, va être pris à témoin.

Mais parmi cette foule qui applaudit à tout rompre, combien y croient encore ? Trop peu, hélas…

Puissent ces deux destins aujourd’hui liés leur donner tort et bientôt rire à grands éclats de la troupe immense des cyniques et des blasés.

Source

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