Journée au Maquis: cohésion et formation pour les identitaires grenoblois

Categorie(s) : Culture enracinée, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard

Ce samedi matin, quelques identitaires grenoblois du groupe des maquisards se sont donnés rendez-vous pour une journée de cohésion.

La matinée s’est déroulée dans la montagne de Chamrousse, au rythme des pas et des conversations. Tout en goûtant les superbes panoramas offerts par les monts et vallées dauphinois, les militants ont pu réfléchir à des projets d’action, apprendre de nouveaux chants traditionnels (avec une feuille la prochaine fois svp!^^) et tou simplement plaisanter. Cette pause après la semaine passée dans la fourmilière urbaine qu’est la cuvette a été mise à profit par chacun pour se ressourcer et se préparer à la suite des évènements. En effet, après un repas, simple mais copieux, dégusté chez un des camarades, place a été donnée à la formation.
Rejoints par quelques amis sortis de l’usine en fin de matinée, les randonneurs ont attentivement écouté l’un des leurs. Le thème du jour étant l’écologie, la matinée avait constitué une plaisante entrée en matière. Préserver des paysages, ne pas détruire d’espaces naturels, mais aussi préférer le local à des produits « Bio » importés, tout cela résonnait concrètement aux oreilles des marcheurs.
Finalement, de la vague verte à la nécessité identitaire d’une écologie anthropocentrée, tout en passant par les méthodes de voyous développées par les écolo-bobos, c’est un panorama de l’écologie politique qui a été présenté.
Après quelques remarques et précisions, de courts débats se sont tenus, prouvant s’il en était besoin la diversité des philosophies se rencontrant chez les identitaires.
Ravis de cette journée remplie, les maquisards se sont séparés, demandeurs d’autres formations et prêts pour de nouvelles actions.

maquisards.com

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21 Janvier: se souvenir pour mieux avancer

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Se souvenir, ce n’est pas être nostalgique.

Nul besoin de taguer des fleurs de Lys(*) pour se sentir interpellé par cette date: 21 janvier.
Ceux qui ont appris quelque chose à l’école se souviennent peut-être qu’en 1793, la « révolution bourgeoise » (**) commettait un triple crime.

En effet, en décapitant le roi, incarnation de la  Nation, les révolutionnaires se livraient au régicide -tuant la fonction royale – ; au parricide -tuant dans une compulsion toute oedipienne le père de la Nation- et enfin un suicide, détruisant par une lame le principe de la famille régnante responsable du sort de la Patrie.

Comme nous l’avons remarqué lors d’une récente formation militante, la Nation cesse alors d’être incarnée, elle se détache peu à peu du sol charnel et devient un concept éthéré à base de tolérance, de bonnet phrygiens, et de latex.

En coupant la tête du roi, la France se coupait de ses racines.

Elle en arrive ainsi, 217 ans plus tard, à « débattre » sur son identité, persuadée par l’intelligentsia qu’elle est née en 1789, et qu » il n’y a pas de français de souches, il n’y a que des français de métissage » (Eric BESSON)
Aujourd’hui notre combat est social et identitaire, nous défendons le travailleur et l’homme européen. La question institutionnelle ne se pose donc pas à nous.

Mais n’oublions pas qu’un 21 janvier les marchands et les voyous ont commis une belle sottise qui retentit encore aujourd’hui. N’oublions pas non plus que l’étouffement des provinces par la pieuvre jacobine a commencé à s’amplifier suite à cet acte.

Alors, point de nostalgie, mais en avant, pour les libertés et pour l’Identité!

(*) mais après tout, si ça vous amuse, pourquoi pas!?
(**) ça c’est du Illitch! Ironie du sort, Vladimir Illitch Oulianov est lui-aussi décédé un 21 Janvier.

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La vie est un combat !

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Solidarité : les chasseurs offrent du sanglier !

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Les chasseurs sont une minorité en France et dans la population, ils ne sont guère populaires, il faut bien l’avouer. Pourtant, les chasseurs de la Fédération de chasse ont décidé de renouer avec une ancienne tradition, celle d’offrir en cadeau du gibier aux plus pauvres d’entre nous.

Ainsi, pour la première fois depuis très longtemps, la Fédération de chasse (organisation regroupant les fédérations départementales) a décidée d’offrir 20 000 repas aux œuvres caritatives lors d’une grande opération de solidarité. Bien sûr, cela a été difficile à mettre en place eu égard aux réglementations sanitaires en France mais la Fédération-qui regroupe 1 380 000 chasseurs- a finalement reçu l’aval de l’Etat.

Cinq organisations caritatives sont concernées par cette opération de générosité : le Secours populaire, la Croix-Rouge, les Restos du cœur, la fédération des banques alimentaires et l’association qui regroupe les épiceries solidaires…

Pour les fêtes, les plus démunis auront pu eux aussi goûter au sanglier, grâce à 20 000 plats qui distribués dans 5 000 foyers.  Vingt-cinq départements sont concernés par cette opération . Les livraisons, débutées en Décembre dans le Nord de la France s’achèveront en janvier pour le sud du pays. Les chambres froides du Tarn et du Tarn-et-Garonne sont réquisitionnées pour cette opération d’envergure et les gibiers sont ne effet transformés à Paris… Cela dit, la Fédération de chasse a précisé que si l’opération devait être réitérée l’année prochaine, l’organisation serait mieux effectuée avec notamment des possibilités de transformation des produits sur place.

En attendant, 5 000 foyers peuvent profiter de cette aubaine cette année et goûter à un repas de fête inhabituel grâce à la Fédération de chasse… Une belle initiative sociale,populaire et enracinée.

Pour conclure, la chasse n’est pas un loisir d’assassins comme beaucoup trop le pensent.

C’est avant tout un esprit de convivialité, de partage, pour se retrouver a la fin de la journée autour d’une bonne tablée,  à consommer des produit bien de chez nous et non pas de l’industriel. La chasse fait parti des traditions charnelles que l’on voit d’année en année baisser de popularité.
Pourtant, nous avons ici un exemple d’utilité réelle de ce loisir de plein air.

Sans compter la meilleure compréhension de la nature que la chasse implique, et les perspectives d’autosuffisance alimentaire qu’elle ouvre. C’est pourquoi  passer le permis de chasse, s’impliquer au sein d’un groupe de chasseurs plus d’anciens est pour un jeune un acte de ré-enracinement. Si vous êtes intéressé, il suffit de contacter la fédération des chasseur de votre  département.

Un m@quisard , d’après cette source

 

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L’enthousiasme universel …

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Hypocrisie

Hypocrisie: « Incapables de saisir l’importance des différences de classe dans la formation de nos attitudes envers la vie, les libéraux de la bourgeoisie aisée ne parviennent pas à prendre la mesure de la dimension de classe caractérisant leur obsession pour la santé et la droiture morale. Ils ont du mal à comprendre pourquoi leur conception hygiénique de la vie n’arrive pas à susciter un enthousiasme universel. Ils ont entrepris d’aseptiser la société américaine : il s’agit de créer un « environnement » sans fumeurs, de tout censurer, depuis la pornographie jusqu’au « discours de haine », et en même temps, de façon incongrue, d’élargir le champ du choix personnel dans des questions où la plupart des gens éprouvent le besoin de disposer de solides orientations morales. Lorsqu’ils se trouvent confrontés à de la distance devant ces initiatives, ils révèlent la haine venimeuse qui se cache pas loin sous le masque souriant de la bienveillance bourgeoise. La moindre opposition fait oublier aux humanitaristes les vertus généreuses qu’ils prétendent défendre. Ils deviennent irritables, pharisiens, intolérants. Dans le feu de la controverse politique, ils jugent impossible de dissimuler leur mépris pour ceux qui refusent avec obstination de voir la lumière — ceux qui « ne sont pas dans le coup », dans le langage auto-satisfait du prêt-à-penser politique. »

Christopher Lasch, La Révolte des Élites et la trahision de la démocratie (1995) p.40

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Si vous êtes trop lâches pour regarder ce monde en face…

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trop lache
 »

[...] Si vous êtes trop lâches pour regarder ce monde en face afin de le voir tel qu’il est, détournez les yeux, tendez les mains à ses chaînes. Ne vous rendez pas ridicules en prétendant y voir ce qui n’existe que dans votre imagination ou dans le bavardage des avocats.
Ne commettez pas surtout l’infamie de lui prostituer le mot de Révolution, ce mot religieux, ce mot sacré, tout ruisselant à travers les siècles du sang des hommes. Ne lui prostituez pas non plus le mot de progrès. Jamais un système n’a été plus fermé que celui-ci, n’a offert moins de perspectives de transformations, de changements, et les catastrophes qui s’y succèdent, avec une régularité monotone, n’ont précisément ce caractère de gravité que parce qu’elles s’y passent en vase clos […] On a dit parfois de l’homme qu’il était un animal religieux. Le système l’a défini une fois pour toutes un animal économique… »

Georges Bernanos

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Le feu est vert …

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chartreuse

Aujourd’hui, les liqueurs sont produites à Voiron en utilisant un mélange de plantes et d’herbes préparé par deux moines du monastère de la Grande-Chartreuse. La recette exacte de la chartreuse demeure secrète et n’est connue que des deux moines qui préparent le mélange végétal. La recette ne faisant pas l’objet d’un brevet, son secret n’expire pas et permet donc de préserver le monopole de l’ordre cartusien…

Les principales liqueurs Chartreuse sont :

  • L’Élixir végétal de la Grande-Chartreuse : élaboré selon la recette originale fournie en 1605, sa fabrication nécessite 130 plantes, pour un degré d’alcool de 71°. Il se consomme en grog, dans des infusions ou sur un morceau de sucre.
  • La Chartreuse verte : sa couleur unique est due aux 130 plantes qui la composent (le pigment vert essentiel est la chlorophylle), et son degré d’alcool est de 55°. Elle se déguste en général glacée, en digestif ou en cocktails.
  • La Chartreuse jaune : fabriquée avec les mêmes plantes que la Verte mais dans des proportions différentes, elle est plus douce et plus moelleuse et titre à 40° d’alcool. Le pigment naturel qui lui donne sa couleur est le safran.
  • La Chartreuse jaune/verte de Tarragone : chartreuse élaboré à Tarragone en Espagne entre 1903 et 1989.

Les cuvées spéciales sont :

  • La Chartreuse V.E.P. : lorsque la liqueur subit un vieillissement exceptionnellement prolongé, elle acquiert une saveur subtile et moelleuse qui lui confère cette appellation spéciale. Les deux versions obtenues, la Verte (54°) et la Jaune (42°), sont mises dans des bouteilles numérotées, copies conformes de celles de 1840, et leur bouchon est scellé à la cire. La Chartreuse V.E.P. est commercialisée depuis 1963. Trois essais ont été fait en 1932, 1940, 1944, ces millésimes ont été édités à environ 800 exemplaires par année.
  • La Chartreuse blanche : cuvée élaborée pendant les périodes 1860-1880 et 1886-1900. Il s’agit d’une chartreuse jaune avec moins d’herbes et dont on a supprimé l’étape de coloration. Cette liqueur était plus douce et moins onéreuse. Pendant la deuxième période son taux d’alcool passe de 43% à 37%.
  • La Liqueur du 9e Centenaire : créée en 1984 pour commémorer les 900 ans de la fondation de la Grande Chartreuse (en 1084), cette boisson (47°) entièrement naturelle a les mêmes caractéristiques que la Verte, quoique plus douce. Elle est présentée dans une bouteille anniversaire numérotée de 70 cL, identique à celle utilisée au XXe siècle.
  • La Chartreuse 1605 : pour commémorer la remise du manuscrit de la recette par d’Estrée il y a 400 ans, les Chartreux font renaître une liqueur d’élixir (56°) plus proche de la première Chartreuse verte, avec un goût authentique plus impétueux.
  • La Cuvée des MOF : cette cuvée de jaune (45%) est née en 2008 de la collaboration des pères chartreux avec les meilleurs ouvriers de France sommeliers.
  • La Chartreuse jaune/verte Santa Tecla : depuis 1999, Chartreuse diffusion sort une édition spéciale en Septembre à l’occasion des fêtes de Santa Tecla à Tarragone.
  • La Tarragone Jaune du siècle : il s’agit d’un assemblage de plusieurs millésimes de Chartreuse Tarragone: 1906, 1910, 1920, 1930, 1948, 1951, 1961, 1967, 1973, 1980. Cette cuvée limitée à 512 exemplaires a été réalisé par Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde 2000) et les pères chartreux.
  • Les Chartreuses épiscopales : il s’agit d’une chartreuse 2/3 de jaune 1/3 de verte. Première édition en 1990 et édité a 20 000 flacons. Deuxième édition en 1999: L’épiscopale du 3ème millénaire. Troisième édition en 2003 : une petite bouteille argentée est éditée à 5 000 exemplaires. L’épiscopale du Club des fous de Chartreuse est sortie en 2005 à 1 000 exemplaires et quelques jéroboams.
  • L’ Eau-de-vie : Elle a été fabriquée en 1941 à Aigues-vives et seulement commercialisée dans les années 1990.

Bien que dégustée généralement en digestif, la Chartreuse entre dans la composition d’un nombre croissant de cocktails, parmi lesquels certains sont devenus traditionnels. On peut citer, de manière non exhaustive :

  • Green chaud : un trait de Chartreuse verte dans une tasse de chocolat chaud bien crémeux ;
  • Épiscopale : deux doses de Chartreuse jaune pour une de Verte ;
  • Shuttle : deux doses de Chartreuse jaune pour une de whisky ;
  • Chartreuse tonic : un trait de Chartreuse dans de l’eau tonique ;
  • Chartreuse orange : un trait de Chartreuse dans un jus d’orange.

La Chartreuse peut également être utilisée en cuisine, pour aromatiser le chocolat, les crêpes, la crème glacée ou les sorbets …  A votre santé !

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Le Temps de vivre

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vivre

Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l’aube au jour qui baisse,

Garde ton âme ouverte aux parfums d’alentour,
Aux mouvements de l’onde,
Aime l’effort, l’espoir, l’orgueil, aimel’amour,
C’est la chose profonde;

Combien s’en sont allés de tous les coeurs vivants
Au séjour solitaire
Sans avoir bu le miel ni respiré le vent
Des matins de la terre,

Combien s’en sont allés qui ce soir sont pareils
Aux racines des ronces,
Et qui n’ont pas goûté la vie où le soleil
Se déploie et s’enfonce.

Ils n’ont pas répandu les essences et l’or
Dont leurs mains étaient pleines,
Les voici maintenant dans cette ombre où l’on dort
Sans rêve et sans haleine ;

— Toi, vis, sois innombrable à force de désirs
De frissons et d’extase,
Penche sur les chemins où l’homme doit servir
Ton âme comme un vase,

Mêlé aux jeux des jours, presse contre ton sein
La vie âpre et farouche ;
Que la joie et l’amour chantent comme un essaim
D’abeilles sur ta bouche.

Et puis regarde fuir, sans regret ni tourment
Les rives infidèles,
Ayant donné ton coeur et ton consentement
À la nuit éternelle.

Anna de Noailles, Le Temps de vivre.

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Qu’est ce que notre patrie ?

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notre terre

« Sans doute défend-on d’abord une patrie, mais le mot lui-même comporte plusieurs sens ; lequel choisir ? La patrie, c’est d’abord simplement un coin de terre : c’est ma maison, mon champ, mon village, ma famille, les miens, c’est ce que le regard embrasse quand il fait le tour de l’horizon, un certain climat, certaines habitudes que j’ai en commun avec mes voisins, certaines cultures : voilà bien une patrie et qui peut être menacée : alors je la défends contre l’invasion qui ruinerait la terre, incendierait les maisons, coûterait peut-être la vie à ma femme et à mes enfants ; le sens est clair. Et il y a une autre patrie, dont le sens n’est pas moins clair : la patrie historique, la patrie qui résulte d’une langue commune, d’événements vécus en commun à travers les siècles, de tout un ensemble de traditions qu’ont eu en commun les petites patries locales qui sont devenues ainsi une nation. Il faut pousser encore plus loin et, par-delà les croyances particulières et les lois particulières, descendre jusqu’à un principe plus universel encore : un certain sens du sacré, qui est ce que l’Occident a connu de plus précieux. »

Charles Ferdinand RAMUZ (1878-1947)

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Le culte du courage …

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culte

« Nous étions élevés dans le culte du courage, de l’endurance quotidienne, silencieuse. Pas la moindre nervosité dans notre éducation. Nos parents étaient de nerfs solides. Je ne les ai jamais vus abattus, découragés devant l’épreuve, la tâche trop lourde. Il arrivait à notre mère d’essuyer une larme du coin de son tablier. Sa calme énergie rebondissait aussitôt sous le coup d’un ressort merveilleux, celui d’une foi simple, vivante, en la Providence qui n’abandonne jamais. Oh ! le courage de ces anciens ! Quand je ressuscite en ma mémoire ces jours de jadis, je me demande encore par quel miracle nos parents parvenaient à joindre les deux bouts. Quels muscles solides, physiques et moraux, il leur fallait pour résister à leur vie harassante ! Debout à cinq heures du matin, ils trimaient tout le jour, et tard dans la soirée, presque jamais sans la moindre détente. Notre père n’était pas seulement un agriculteur ; c’était aussi un artisan. Il travaillait le bois, le cuir, le fer. Rien des instruments de la ferme ne se fabriquait ailleurs que dans l’atelier familial. Notre mère boulangeait, cousait, tricotait, tissait, blanchissait. Elle faisait tous nos habits, en tissait au métier une bonne part ; elle trouvait même le temps de tisser de la catalogne pour les autres, pour arrondir le pécule ; elle tressait nos chapeaux de paille, plissait nos souliers de bœuf, entretenait son jardin, fabriquait son savon, voyait à la basse-cour, trayait les vaches, et les jours de presse, elle trouvait encore le temps d’aller donner un coup de main aux travaux des champs. Un soir qu’après l’école je m’en allais chercher les vaches, je me souviens d’avoir vu ma mère sur un haut mulon de grain, en plein champ. La fourche à la main, elle servait la batteuse. Oui, race de braves gens, dont la race paraît éteinte, et qui se proposait bien de ne pas faire de nous des mauviettes. Religion non de paroles que celle de notre foyer, mais religion en action. »

Chanoine Groulx

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