Extrait d’une excellente chronique de Julien Langella, jeune identitaire de Recounquista (Provence)
[...]C’est ce jeune-là, incarnation d’une génération perdue, qui prétend tout savoir et déboulonner ses « transmetteurs » : Dieu, père, professeur, policier, etc. C’est le même qui n’a que le mot « révolution » à sa bouche mais qui est tellement peureux et minable qu’il n’en assumerait même pas les implications les plus responsabilisantes (élimination des éléments subversifs, lutte contre les ambitions séditieuses, etc.) Car ce jeune blanc des années 2000, qui peut aussi prendre la forme du petit con UMPéiste androgyne, rejette toute forme de contrainte, si ce n’est qu’il est l’esclave de ses plaisirs, de la drogue, de l’argent et d’émotions ingérables. C’est cet archétype social sur lequel on tire à boulets rouges au nom de la critique du jeunisme et du bougisme. Et avec raison.

Mais la sentence bien venue des Philippe Murray et autre Finkielkraut, « réactionnaires » dans le sens le plus noble du terme (celui qui réagit à la barbarie hypocrite du monde moderne quand tout le monde dort), ne doit pas occulter le fait que cette génération si méprisable a bien, finalement, quelque chose à transmettre à ses « anciens ». Car ce sont bien les 15-25 ans du troisième millénaire naissant qui prennent en pleine gueule toutes les tares de notre époque : immigration sauvage et violences concomitantes (rackets, agressions, tournantes, etc.), pédagogisme libertaire dévastateur (les dictées, c’est « fasciste » ; être incapable d’écrire une lettre de motivation à 20 ans, c’est « progressiste »), islamisation conquérante (un « boloss » qui mange un gâteau au nez et à la barbe de son camarade de classe qui pratique le ramadan mérite bien une ratonnade), rouleau-compresseur libéral (25% de chômage pour notre classe d’âge), amnésie identitaire (nos baby-boomers de parents n’ayant pas jugé utile de nous transmettre une culture), etc.
Alors oui, notre génération ne manque pas d’arrogance. J’en conviens. Mais elle a au moins l’excuse d’assumer tout ce que celle de nos parents s’est payé le luxe d’éviter : vos errances passées sont notre calvaire présent et futur. Et en plus de cela, nous payons vos voyages à Marrakech quand vient pour vous l’âge de la retraite. Etourdis par les délires maoïstes de vos années étudiantes ou par l’impératif de « faire carrière », qui vous a fait privilégier une éducation tantôt progressiste, tantôt matérialiste, en tout cas jamais spirituelle, ou du moins négligeant de transmettre à vos enfants les rites de sociabilité les plus nécessaires à la formation de l’esprit et de leur personnalité (scoutisme, colonie de vacances, clubs de sport, éducation musicale, traditions régionales, …), vous vous étonnez ensuite de voir le boomerang vous revenir en plein visage au moment de l’adolescence : contrairement à des poncifs éculés, c’est le parent faible et hésitant, allergique à l’idée d’ « imposer » quoi que ce soit à ses rejetons, qui subit les révoltes pubères les plus violentes.
[...]
La chaîne de l’identité n’est jamais définitivement brisée : il suffit qu’un maillon se réveille pour reconstituer le lien entre passé, présent et futur. Il suffit d’une prise de conscience, d’une seule. Celle-ci doit être radicale et complète, elle ne se fait pas par dessus la jambe : ce n’est pas un assaisonnement de « folklore » pour rendre plus digeste la soupe de la modernité, c’est une entrée en religion. Nous vivons une époque dure : il faut des hommes et des idées qui le soient tout autant.
La jeunesse au pouvoir !
Hic et nunc.
Vous pouvez lire la chronique sur le site de Recounquista.