Touche pas à mon pote?
Categorie(s) : Combat des images, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard
Si les « potes » auxquels il ne faut pas toucher, sous peine de réduction judiciaire à l’état inconfortable de mouton de l’Aïd, n’étaient pas tous des dealers, ni même des délinquants, pourquoi les assoces subventionnées voulaient-elles donc recouvrir un autocollant appelant à ne pas fréquenter les marchands de mort? Jacques qui commençait à redevenir de plus en plus lucide, loin des limbes agréables mais irréelles de la fée verte envisageait diverses hypothèses. Il n’était pas impossible que le militant antiraciste qui avait commis une telle déclaration de tolérance l’eu fait aidé par des émanations chanvrées additionées d’excessives bulles houblonneuses.
Comme dirait à peu près l’autre, Ce qui excuse Monsieur cet excès de stupidité, c’est l’excès de boisson.
Ou alors...Bon sang, mais c’est…bien sûr! S’écria le jeune homme qui avait passé quelques après-midi de son enfance devant la télévision.
Peut-être l’Assoce SOS Racisme n’était-elle réellement qu’un pseudopode socialiste, classant comme wouhaciste tout ce qui se trouve hors de sa conception du monde. Jacques avait déjà lu et entendu cette hypothèse, mais comme elle émanait de milieux d’extrème drouhate, il n’en n’avait pas cru un mot, ainsi que le lui avaient recommandé ses divers professeurs depuis le CM2.
Peut-être le courageux antifa qui avait exonéré cet autocollant touche pas à mon pote n’était-il qu’un bourgeois moyen du centre ville, jouant au révolutionnaire après ses cours de management international.
Peut-être même que ce redoutable guerrier politique trouverait le moyen d’excuser ceux qui un jour larderont son cousin ou mettront sa soeur sur le trottoir. Ou plus simplement le jour où après une contestation populaire il ne pourra plus se rendre au travail faute de véhicule.
Jacques commença à redouter que des idéologues aveugles ne soient les véritables ennemis de la jeunesse, bien plus dangereux que les wouhacistes avinés qu’il avait croisé un soir ou l’autre sur le cours Gambetta.
Pas de dealers dans nos quartiers! Un bien beau mot d’ordre en somme, simple et martial comme une claque de bon père de famille.
Pas de dealers dans nos quartiers? Je demanderai à Gogole ce qu’il en pense songea Jacques en remontant dans le tram.




































