- Une autre jeunesse -
Categorie(s) : Combat des images, Politique, Une autre jeunesse, par M@quisard

Lettre d’un prêtre à un plus jeune :
» Tu veux aimer et être aimé.
S’il est un idéal qui résiste à tous les doutes, c’est celui-là. Sache qu’il t’a déjà mis dans la bonne direction. Pourtant nous sommes tous spectateurs de l’amour gâché. Toi-même, peut être as-tu déjà un passé d’amertume. Rien n’est perdu, l’amour ne fait que commencer ; cependant, il n’y parvient qu’en s’appuyant sur la Vérité. [...]
[...] Pourquoi fais-tu la moue ? Oui, je suis un prêtre et je te parle comme un prêtre. Tes yeux me disent que tu me vois venir, que mon discours n’est qu’une fiche d’inscription à la « vocation », noyée dans quelques bons sentiments. Sur ce point, tu te trompes. Tu ne tarderas pas à découvrir que les paroles ensorceleuses ne sont pas mon genre. Je préfère te mettre devant la vérité de toi-même. Je ne suis pas un panneau publicitaire, je suis un miroir, le miroir de ton âme : tu n’y vois que toi. As-tu le cran de regarder, ou bien signes-tu l’échec de ta vie en détournant déjà les yeux ? Tu n’auras pas trop de ton existence pour rattraper cette erreur. Hésites-tu ? Je le comprends, ces choses sont graves. As-tu peur ? Ce n’est pas le Christ qui t’effraie ; il ne procède jamais par la peur. Si tu as peur, c’est de toi-même. Le moment est venu d’affronter, de prendre tes responsabilités.
- Prendre mes responsabilités ? t’exclames-tu. Quel ennui ! je veux vivre. Quel discours d’adulte ! Je suis jeune, j’ai droit à l’insouciance.
- Tu es jeune, en effet, mais tu sais que l’insouciance te fuit déjà. Quelqu’un a dit que l’on est jamais aussi sérieux qu’à dix-sept ans… Dix-sept, vingt, vingt-cinq, et même trente, peu importe ; c’est l’âge des décisions. Toute ta vie va tenir à quelques décisions, à celles que tu prends maintenant et, j’insiste, à celles que tu ne prends pas. Si tu gâches ta jeunesse, tu gâches ce qui lui succédera ; si tu construis ta jeunesse, ta vie entière sera solide.
Permets-moi d’être encore plus féroce que tu ne l’es lorsque tu juges les adultes. Les trouves-tu si admirables ? Pourquoi si peu d’entre eux te donnent-ils envie d’être comme eux ? Cela vaut pour leur mariage, leurs idées, leurs réponses… Bien sur, entre ton idéal et leur vie, il y a les revers, les échecs, les deuils, ou bien le simple atterrissage dans la vie réelle. Il te faut accepter d’en tenir compte, car cela t’arrivera aussi ; mais, tout de même, ils sont bien médiocres, ces adultes. Même quand ils ont réussi, tu me dise qu’ils sont ternes ?. tu as raison, mais tu ignores pourquoi. Laisse-moi te le confier : s’ils sont ternes, c’est souvent parce qu’ils ont gâché leur jeunesse.
Après tout, un adulte n’est rien de plus qu’un jeune comme toi, mais qui est jeune depuis longtemps. Il n’a pas changé, il a vieilli, identique à lui-même, dans la ligne de sa jeunesse. Il était insouciant, avançait sans gravité, brulant son énergie dans la recherche des soirées, de la séduction, des conquêtes ; ne pensant qu’à l’argent à venir, ou qui lui manquerait, se cultivant un peu ou s’abrutissant au travail, remettant à plus tard le Christ, s’oubliant soi-même, oubliant les autres et la grisailles des jours dans les plaisirs déjà marqués par l’ennui. Il était jeune, ce la ne se voyait pas trop, mais tout était là. Ces joies factices ont continué, ou bien se
sont faites plus modérées, mais ce vieux jeune n’est plus sage, il n’est que ralenti. Lui ont manqué Dieu, la Vérité, l’Amour ; une générosité active, un peu de panache.
Certains pensent qu’au moins, ils en ont bien profité. En effet, ils ont dilapidé leur cœur et leur corps. Tu me trouve rabat-joie, tu plaides pour faire la fête ? Fais-là ! Cependant, je ne ferais pas semblant de croire que tu heureux, je sais que tu ne l’es pas. Tu protestes :
- N’ai pas droit d’être un jeune normal ?
- Normal ! C’est donc cela que tu n’osais t’avouer : ce que tu cherches, c’est être comme les autres.
Même chez les jeunes chrétiens, qui vivent au nom d’un Ailleurs, la tentation est quotidienne. Être comme les autres, écouter les mêmes musiques (les trouves-tu belles ?), parler avec les même mots (facile, il y en si peu !), vivre et penser comme eux, n’est-ce pas formidable ?
C’est nul.
Puisses-tu au moins, être un caractère. Juge par toi-même, donne le ton. Notre société devrait susciter des résistants, des âmes fortes qui se démarquent d’elles, des visionnaires qui refusent le consensus et créent l’avenir. L’Evangile devrait être l’arbitre de la vie sociale, et non sa honte.
Le moment est venu d’affronter, de prendre tes responsabilités. »






















Le 19 novembre 2009 à 20 h 46 min
[...] This post was mentioned on Twitter by Bloc Identitaire, Bloc Identitaire. Bloc Identitaire said: – Une autre jeunesse -: Lettre dâun prêtre à un plus jeune : » Tu veux aimer et être aimé. S’.. http://bit.ly/36QxbZ [...]
Le 20 novembre 2009 à 10 h 36 min
De bien belles paroles.. mais pour quoi au final? quel est le but de ce discours?
Croire en un « Dieu » suffirait-il à être heureux? Je ne pense pas, pas dans ce monde dans lequel nous vivons actuellement.. Si il suffisait de se retourner vers sa croix et de verser une larme pour un meilleur avenir ça se saurait!
Ce n’est pas en écoutant un Prêtre que la jeunesse française va pouvoir se relever. Puis entre nous, un homme de Dieu qui parle d’amour cela me fait doucement rigoler. Ils portent un amour non pas envers quelqu’un mais envers une croyance, quelque chose qu’ils s’imaginent les sauver de la bêtise humaine!
Que peuvent faire ces paroles, aussi douces soient-elles, face à une islamisation écrasante et omniprésente qui ravage petit à petit nos territoires? On se le demande..
Après à chacun sa façon de voire les choses mais si les Jeunes chrétiens deviennent si rares il doit bien y avoir une raison…
Amicalement.
Un lecteur
Le 20 novembre 2009 à 11 h 10 min
Pour quoi ?
Tout simplement pour sortir des discours ambiant.
Le but premier de ce texte n’est pas un appel évangélique.
Plutôt une remise en cause de la lâcheté d’une certaine jeunesse qui sous prétexte de « jeunisme » se perd dans les dédales sans fin d’une puérilité déconcertante.
Croire en Dieu suffirait il à être heureux ? Non, pour les croyants -dont je suis-, il faut mettre après sa Foi en actes. La Foi et les œuvres. Je passerais sur l’insulte faite au prêtre quand vous dites qu’il n’aime pas une personne mais une croyance. Allez demander à un abbé Grenoblois s’il donne sa vie pour un concept abstrait, je suis sur que cela pourra vous instruire sur le regard que ces « hommes de Dieu » portent sur leur vie de prêtre
Et vous, qu’opposerez vous à l’Islam ? La mentalité pseudo évoluée occidentale ? La luxure ? Le consumérisme ?
Héritier grec ou romain, il faut savoir qu’on oppose pas à un Islam conquérant le vide d’une civilisation décadente. S’il faut lutter contre l’Islam, cela commencera par notre propre vie : en étant irréprochable dans ces travers qu’ils reprochent souvent – à juste titre- à l’occident délétère.
Je pense vraiment que cette citation peut s’appliquer à TOUTES et TOUS. Croyant ou pas.
La jeunesse doit se reveiller, reprendre certaines choses en mains, et plus que tout s’affirmer. Qu’elle ait du caractère quoi.
C’est mon humble avis, et je le partage
Un maquisards administrateurs – parmi d’autres
Le 8 décembre 2009 à 5 h 42 min
[...] : Maquisards Partager cet [...]
Le 23 janvier 2010 à 17 h 57 min
Maquisard a entièrement raison. Rien ne se fera et ne se régenerera dans ce pays sans le retour aux vraies valeurs de la France millénaire. C’ ‘est à dire celles de la chrétienté en général et du catholicisme en particulier.
Ceci dit, je comprend parfaitement les réactions de doutes émises par TIF, et je suppose, par beaucoup d’ autres jeunes identitaires. Comment pourrait on les en blâmer et comment pourrait-il en être autrement.
Cela fait 40 ans (soit une génération) que toute l’ Éducation Nationale, les Médias et autres supports politiques ont oeuvrés pour étouffer la conscience chrétienne dans notre pays.
Celle-ci est toujours bien vivace. Et surtout parmi une certaine tranche de jeunes que je vois régulièrement les Dimanches dans nos églises où sont pratiquées les messes traditionnelles…
Qu’ il nous rejoigne et qu’ il voit de ses propres yeux ce qu’ est la Foi. L’ épée pour détruire le mal fait également parti de nos attributs.
Que TIF sache que le catholicisme se bat sur tous les fronts.
Le 25 janvier 2010 à 0 h 18 min
Arthur respondet :
Notre pays comme nos identités propres (rapprochées comme lointaine) puisent leur source non pas dans une seule tradition, mais dans plusieurs.
Nous devons Socrate et Platon à la civilisation Grecque, nous devons d’illustres patrimoines à celle Romaine, et nous devons St Louis, Ste Jeanne d’Arc etc à la civilisation Chrétienne.
L’Europe s’est façonnée au long des siècles et millénaires !
C’est pour cela que je nuancerais -un peu- votre commentaire, Chris du Fier. Un peu, car faire l’impasse sur l’apport de la Chrétienté serait mensonger et illusoire. Seulement pour redonner leur honneur à la pensée La pensée aristotélicienne et à ces valeureux savants, poètes et guerriers que nous devons aux civilisations « païennes » précédentes.
Bien à vous.
Le 27 janvier 2010 à 23 h 35 min
Je suis bien d’ accord avec vous que nous devons notre esprit de synthèse aux Grecs et notre esprit d’ organisation et de rationalité aux Romains.
Ceci dit leur Panthéon respectif n’ ont pratiquement eu aucun impact sur la constitution des sociétés et peuples qui constituaient la France d’ avant la révolution.
Seul l’ Église, depuis Ste Blandine, St Irénée et bien d’ autres, et bien sûr Clovis bien plus tard a laissé une empreinte indélébile sur notre pays.
Continuons de souffler sur les braises. Le feu est en train de reprendre.